Conte –> Deuxième partie: Le destin contre Guenièvre

Guenièvre, ce matin là , se réveilla pas très tôt pour changer, mais fraiche et pimpante de toutes les bonnes nouvelles de la veille. Le temps de faire sa toilette, elle repartit aider ses voisins à  remplir leurs obligations envers le bon Roi (il avait tout de même un chateau à  acheter.. fallait l’aider quand même) et envoyer quelques pigeons-nouvelles à  ses copines… Cette journée promettait d’être délicieuse mais c’était sans compter sur la méchante fée Erra Tépé qui ne s’était pas remise du coup pendard de la veille, en effet, Guenièvre lui avait remis un écu faux entre les mains en croyant qu’elle pourrait duper la vieille guenon…

Guenièvre ne comprit son erreur que trop tard. Quand elle rentra chez elle, elle eut un moment d’égarement et son crâne rencontra violemment le cadre de sa porte d’entrée. Des petites étoiles apparurent devant ses yeux. Elle dut s’accroupir pour reprendre un semblant de forme puisqu’une de ses voisines était derrière elle pour lui demander si elle devait aussi compter les champignons ramassés dans la déclaration pour la gabelle. Guenièvre, le temps de mettre un mouchoir pour cacher sa blessure sanguinolante, lui répondit que non, les champi ça comptait pas pour le Roi, lui il voulait que les écus. Sur ces paroles, Guenièvre se rendit chez le guérisseur qui lui fit avaler un breuvage marron au gout amer et lui appliqua un énorme cataplasme pour calmer la douleur. Guenièvre angoissait. Le Roi la reconnaitrait-elle ce soir avec son crâne déformé par cette bosse immonde? Que faire? Que faire? Plus le temps avancait, plus elle se sentait perdue. Non, le Roi devrait bien la reconnaitre.. Après tout, ça ne fait qu’une blessure en plus. Cette satanée sorcière n’aurait pas sa peau ni sa volonté. Rendez-vous était donné, Rendez-vous elle assumerait.

to be continued…

Le poisson de la DGI

Mes très cher(e)s collègues et ami(e)s,

En ce jour ensoleillé du 25 Mars 2005, le comité de pilotage de la journée du 1er Avril a enfin rendu son verdict quant au thème de ce jour tant attendu et tant apprécié au fil des ans. Il sera donc le suivant:

un phénomène inexplicable s’est produit à  Asnières sur Seine (Hauts de Seine). Les agents en fonction dans ce centre en arrivant le matin se sont rendu compte que des plaisantins avaient transformé le bâtiment de la fonction publique en énorme centre de loisirs estivaux. Du sable, des coquillages avaient été parsemés sur le sol, des énormes parasols jonchaient chaque entrée des boxes de réception. Les agents sans se démonter, ont joué le jeu sous le regard amusé des usagers venant crier à  l’aide pour remplir leur déclaration de revenus (la date de clôture de dépôt approchant, la cohue est loin d’être moindre). Faisant fi de tous les principes moralisateurs disant qu’en Avril, il ne faut se découvrir d’un fil, les corps se sont un peu dénudés et les têtes se sont ornées de chapeaux de paille.Tong, sandales en plastique, paréo, bob en tous genres (nous avons même aperçu un bob ricard), lunettes de soleil glamour, serviettes de bain, masques et tuba de plongée, bouées et autres brassard gonflables ou matelas pneumatiques sont devenus les accessoires indispensables de cette journée qui à  notre humble avis restera dans les annales de la DGI . Notre reporter a même été alpagué par un homme en pantacourt avec une glacière à  la main qui proposait des boissons fraîches sous le regard amusé des contribuables. La journée s’est finie dans cette tenue avec l’élection de Miss et Mister Plage ce qui n’a pas empêché les agents de faire leur travail toujours aussi consciencieusement et avec leur gentillesse désormais célèbre. M. Delanoé, maire de Paris, contacté par notre journal, s’est félicité que son concept ‘Paris Plage’ ait été revisité dans ce lieu incongru. Malheureusement, le miracle vit sa clôture brusque. Le lendemain, dès potron-minet, l’Hôtel des Impôts était redevenu une simple bâtiment. Mlle M., responsable du Centre des Impôts et M. L., Receveur Principal nous ont confié ne pas savoir comment cela avait pu être rendu possible: « Le centre est pourtant sécurisé avec une alarme, des digicodes à  chaque étage et des détecteurs de mouvements. Nous n’arrivons toujours pas à  comprendre comment un tel phénomène a pu être possible ». Gageons que ceci restera dans les mémoires comme un superbe poisson… offert par des contribuables anonymes et comiques.

Conte –> Première partie: Guenièvre s’en va en guerre

Il était une fois, une petite paysanne du nom de Guenièvre… Ce petit brin de femme vivait dans un modeste village appelé Arcadia. Guenièvre était une très gentille fille qui aimait s’occuper des autres. Elle était aussi férue des nouvelles technologies de l’époque comme le pigeon voyageur par exemple (nous sommes au moyen âge). Grâce à  ses pigeons, elle pouvait communiquer avec ses amis et amies des villages voisins. Cela lui permettait de rester en contact avec les gens qu’elle aimait et de faire de nouvelles connaissances quand un de ses pigeons se perdait. C’était à  l’époque où la plèbe devait remplir son obligation envers le bon Roi Arthur: le jour où il fallait payer sa gabelle était arrivé et beaucoup de gens beaucoup moins culturés que Guenièvre ne savaient pas comment faire. Alors elle les aidait de son mieux. Elle avait même invité un moyen grâce à  ses pigeons pour que tout aille plus vite. Plutôt que de faire passer le percepteur, elle mettait dans une petite boite au cou de ses pigeons le nom et la somme dûe qu’elle faisait ainsi parvenir aisément au château de l’autre côté du gué. Mais ceci n’était pas du gout du percepteur qui craignait pour sa place avec tant de simplifications. Il voyait en Guenièvre et ses pigeons la mort de sa rente et de sa guelte assurée. Il tenu des propos peu élogieux à  son encontre auprès du Roi lequel décida intrigué de convoquer cette petite pimprenelle, d’autant qu’il avait, en plus, déjà  été destinataire d’un pigeon ragot-de-filles égaré. Guenièvre, peu fière de se retrouver devant son cher Roi, décida dès le lendemain de la réception du pigeon-convocation, de franchir la distance qui la séparait du château et traverser par la même occasion pour la première fois le gué royal. Après 5 heures de marche, Cosette euh Guenièvre arriva au chateau, ce n’était pas chose aisée pourtant. Elle avait affronté maints dangers: les détrousseurs, les carrosses filant à  toute allure manquant de la renverser, et l’affreuse sorcière Erra Tépé qui ne voulait la laisser passer qu’au prix d’un écu. Elle arriva donc entière au chateau encore frissonnante des evenements passés.