RHPS // Mais où est Charlie ?

Une petite quinzaine de cela, nous – Mme Zinzin, les Trolls, Dinisse, et d’autres – sommes allés voir le Rocky Horror Picture Show.

Ce film, sorti en 1975 (même pas j’étais né…) est pour moi cultissime… C’est vrai que, dans l’absolu, cela est un nanard utilme à base de comédie musicale et d’E.T. mais bon, quand on est fan de Karen Cheryl, est-ce si illogique ?

Et bien, tous les samedi, le film est projeté au Studio Galande et une troupe rejoue le film devant la toile ! Et là, la magie opère très vite… Aux personnes voulant s’y aventurer, sachez que vous revivez littéralement le film: on se balance de l’eau à la tronche quand il pleut, on se jette du riz au moment des mariages (2), du PQ, des cartes et des toasts ! La troupe d’acteur nous fait participer avec elle au film, c’est trop l’éclate .

J’ai kiffé ma race et je vous conseille à tous d’aller y faire un tour: c’est pas cher et ça sort de la grisaille quotidienne. Vous pourrez prendre part aux péripéties de Brad (asshole) et de Janet (slut). En plus on n’a pas l’occasion de voir un film passer depuis 30 ans au ciné, c’est pas Avatar et sa 3D moisie qui pourra s’en targuer…

Sinon, bien sûr, je me suis offert le BluRay collector pour fêter les 35 ans du bouzin et ben, ils ont putain de bien bossé les gars. La bande son fait saigner les oreilles et l’image… l’image… rien que la tenue de Columbia vous en met plein les mirettes dès le début. Si vous êtes pas BuRay-tisés ou que vous n’avez pas la superbe nouvelle Freebox (qu’est un peu pleine de bug mais c’est pas grave), viendez le voir chez moi, on se fera une petite projection !

A vous maintenant de jouer à ‘Mais où est Charlie? », trouvez sur la page des Sweet Transvestites: Mme Zinzin, Troll Meuf & Mec, Dinisse et son BeautyBoy , Ludi et son GiliChéri, et moi même. Les gagnants auront droit à un bisou sur le front (je sais, je suis un peu l’incarnation de la générosité)

Merde j’ai plus de Coca !

Et comme je suis une faigniasse et que j’ai bien travaillé cette semaine, ben j’ai pas envie de bouger mon cul de chez moi.

Alors, que la magie de l’internet fasse venir la boisson bénie !

Allo Domino’s ? -oui, PizzaSlut n’étant pas Firefox-compliant, ben ils vont se faire voir…

Enfin, l’écharpe brûla

Ayé, j’ai rendezvousté avec un très joli orthopédiste aujourd’hui. Alors là, il était tout kioute lui avec ses petits poils qui apparaissaient sous sa blouse blanche (que j’aurai bien arrachée avec mes dents d’ailleurs).

Bilan: j’en ai encore pour un bon gros mois mais je peux retirer mon écharpe (et donc la brûler pour occire le passé). Pas de sport (ahaha), pas de charges lourdes, rien de violent je dois faire en fonction de ma douleur (un peu à la Do It Yourself quoi) et tout doucement.

Allez, pour mes 32 ans, je serai peut être enfin valide de mes deux bras 😉

Hold It Against Me

C’est pas le tout de raconter sa life en long et en large, mais grande nouvelle !

Lov’Brit’ a sorti son nouveau single aujourd’hui ! Mes collègues étaient moins excités que moi mais bon. Allez, profitez en tant que c’est encore en ligne. Et le premier qui critique, il a droit à une talouche de ma main droite (qui est devenue d’une force herculéenne depuis l’atroce et tragique disparition de mon bras gauche).

Comment j’ai perdu mon bras gauche…

Noël en famille – attention billet long comme un bras valide.

A l’aller, je ne me la laisse pas conter par la SNCF, je grimpe dans le premier TER Champagne Ardennes que je vois même si il n’était pas encore annoncé. Objectif: être, pour une fois, assis, pas comme les années précédentes. Heureux hasard pour moi: c’était le bon et mon cul est bien fourré sur son fauteuil. Mauvais pour d’autres puisqu’en raison du trop grand nombre de passagers embarquées, certains devront descendre pour cause de surcharge du train.. Ben oui, un train sans réservations, tu peux vendre des places tant que les gens achètent et dans ces moments là, ben la SNCF, elle se fait plaiz’ (y’a même une petite minette qui, debout, à côté de moi, racontait qu’elle venait juste d’acheter son billet alors que le train était déjà ultra bondé de la mort).

En Haute Marne, j’accompagne ma sœur chez le médecin pour sa fille: bilan, une gastro que la petite filoute nous offrira à tous pour Nael… Et hop, comment une famille passera son samedi entre les toilettes et le lit. Trop la classe 😉

Je survis aux mètres de neiges (déneigés bien comme il faut parce qu’on n’est pas des parisiens tout de même) et au verglas.

Au retour, je serai debout dans le train (on peut pas tout avoir: une machine à pain en cadeau par Môman  et une place assise). Tout va bien, le train n’a que 40 minutes de retard. En plus, c’est un train magique: on réussit à tenir tous dedans (c’est à dire, nous, plus les deux trains précédents annulés). Je suis entre deux wagons, sans chauffage, sans lumière avec de la neige qui rentre aussi en dedans. Tout va bien, tout va bien… J’arrive frigorifié et à point d’heure à la gare. Bien sûr, aucun contrôleur en vue pour nous donner des billets de retard pour demander un remboursement, faut quand même pas push GrandMa in the nettles.

J’ai de la place dans le RER, tout va bien, c’est grande classe. Je prend le chemin de ma correspondance, commence à descendre les escaliers et là… patatra, je me rends compte qu’au milieu de la descente, j’ai plus de marches sous les pieds (lévitation?). La pesanteur, qui passait par là, m’aidera à me rétamer lamentablement en bas des escaliers.

Le temps de me faire aider par un joli jeune homme à me relever et à ramasser tant bien que mal ma fierté, j’ai un putain de mal au bras gauche. Pour moi, ça reste normal. Tu chois, tu souffres (mais le ‘il faut souffrir pour être belle’ ne fonctionne pas dans ce contexte, attention lecteur). T’es quand même vénère parce que t’as été un warrior de survivre à ce WE et paf, tu t’éclates dans la dernière ligne droite.

Et puis après, ton corps, il se répare tout seul grâce à Maestro et Pierre. Normalement.

Ces chacaux ne faisant pas assez rapidement leur boulot (en gros, j’ai pas dormi de la nuit tellement j’avais mal), j’ai dû me rendre aux urgences pour qu’ils trouvent ce qui n’allait pas. Bon là, comme j’ai la flemme d’aller voir le nom exact du machin, disons que  j’ai un truc de fêlé au coude et c’est pour ça que je souffre à plus pouvoir en bouger le bras gauche.

Ainsi la vie continua et je partis, dans la joie et la bonne humeur, au travail où je ne serai pas d’une bien grande utilité pendant quelques jours. Ben oui, tape un mail à une main quand tu as toujours été habitué à taper à deux, change une imprimante qui pèse le poids d’un âne mort (ou un PéCé, au choix) avec une seule main (lévitation again?).

Depuis, la vie continue toujours. J’ai moins mal mais j’ai toujours cette vilaine écharpe,  vu qu’à chacune des mes tentatives d’enlèvement, j’échoue lamentablement dans mes tâches quotidiennes (genre baisser un strapontin pour m’asseoir dans le train ou mettre ma veste en commençant par ma main droite). En tout cas, maintenant, je peux taper des deux mains sans trop souffrir et ça c’est trop la classe !

Pour les personnes qui, en fait, n’en ont rien à faire de ma pauvre main gauche morte: sachez que la machine à pain a survécu à la chute (mais pas le Père Noël en chocolat), il m’a juste fallu quinze jours pour pouvoir la sortir de son sac, parce que quand tu as un bras, tu as droit au chocolat mais pas à porter des gros trucs…

Au moins, j’aurai appris, à travers cette mésaventure qu’une main gauche ça peut servir quand tu es droitier, genre à déverrouiller ton PC avec Ctrl/Alt/Suppr, faire la vaisselle, t’aider à t’essuyer avec ton immense serviette de bain,  ouvrir un paquet de café…

Rendez-vous demain chez l’orthopédiste qui me dira si, un jour je pourrais reprendre une vie normale et retirer cette putain d’écharpe…

Et bonne année hein ?