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Ma vie, la vraie

Conte –> Première partie: Guenièvre s’en va en guerre

Il était une fois, une petite paysanne du nom de Guenièvre… Ce petit brin de femme vivait dans un modeste village appelé Arcadia. Guenièvre était une très gentille fille qui aimait s’occuper des autres. Elle était aussi férue des nouvelles technologies de l’époque comme le pigeon voyageur par exemple (nous sommes au moyen âge). Grâce à  ses pigeons, elle pouvait communiquer avec ses amis et amies des villages voisins. Cela lui permettait de rester en contact avec les gens qu’elle aimait et de faire de nouvelles connaissances quand un de ses pigeons se perdait. C’était à  l’époque où la plèbe devait remplir son obligation envers le bon Roi Arthur: le jour où il fallait payer sa gabelle était arrivé et beaucoup de gens beaucoup moins culturés que Guenièvre ne savaient pas comment faire. Alors elle les aidait de son mieux. Elle avait même invité un moyen grâce à  ses pigeons pour que tout aille plus vite. Plutôt que de faire passer le percepteur, elle mettait dans une petite boite au cou de ses pigeons le nom et la somme dûe qu’elle faisait ainsi parvenir aisément au château de l’autre côté du gué. Mais ceci n’était pas du gout du percepteur qui craignait pour sa place avec tant de simplifications. Il voyait en Guenièvre et ses pigeons la mort de sa rente et de sa guelte assurée. Il tenu des propos peu élogieux à  son encontre auprès du Roi lequel décida intrigué de convoquer cette petite pimprenelle, d’autant qu’il avait, en plus, déjà  été destinataire d’un pigeon ragot-de-filles égaré. Guenièvre, peu fière de se retrouver devant son cher Roi, décida dès le lendemain de la réception du pigeon-convocation, de franchir la distance qui la séparait du château et traverser par la même occasion pour la première fois le gué royal. Après 5 heures de marche, Cosette euh Guenièvre arriva au chateau, ce n’était pas chose aisée pourtant. Elle avait affronté maints dangers: les détrousseurs, les carrosses filant à  toute allure manquant de la renverser, et l’affreuse sorcière Erra Tépé qui ne voulait la laisser passer qu’au prix d’un écu. Elle arriva donc entière au chateau encore frissonnante des evenements passés.