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Ma vie, la vraie

Le poisson de la DGI

Mes très cher(e)s collègues et ami(e)s,

En ce jour ensoleillé du 25 Mars 2005, le comité de pilotage de la journée du 1er Avril a enfin rendu son verdict quant au thème de ce jour tant attendu et tant apprécié au fil des ans. Il sera donc le suivant:

un phénomène inexplicable s’est produit à  Asnières sur Seine (Hauts de Seine). Les agents en fonction dans ce centre en arrivant le matin se sont rendu compte que des plaisantins avaient transformé le bâtiment de la fonction publique en énorme centre de loisirs estivaux. Du sable, des coquillages avaient été parsemés sur le sol, des énormes parasols jonchaient chaque entrée des boxes de réception. Les agents sans se démonter, ont joué le jeu sous le regard amusé des usagers venant crier à  l’aide pour remplir leur déclaration de revenus (la date de clôture de dépôt approchant, la cohue est loin d’être moindre). Faisant fi de tous les principes moralisateurs disant qu’en Avril, il ne faut se découvrir d’un fil, les corps se sont un peu dénudés et les têtes se sont ornées de chapeaux de paille.Tong, sandales en plastique, paréo, bob en tous genres (nous avons même aperçu un bob ricard), lunettes de soleil glamour, serviettes de bain, masques et tuba de plongée, bouées et autres brassard gonflables ou matelas pneumatiques sont devenus les accessoires indispensables de cette journée qui à  notre humble avis restera dans les annales de la DGI . Notre reporter a même été alpagué par un homme en pantacourt avec une glacière à  la main qui proposait des boissons fraîches sous le regard amusé des contribuables. La journée s’est finie dans cette tenue avec l’élection de Miss et Mister Plage ce qui n’a pas empêché les agents de faire leur travail toujours aussi consciencieusement et avec leur gentillesse désormais célèbre. M. Delanoé, maire de Paris, contacté par notre journal, s’est félicité que son concept ‘Paris Plage’ ait été revisité dans ce lieu incongru. Malheureusement, le miracle vit sa clôture brusque. Le lendemain, dès potron-minet, l’Hôtel des Impôts était redevenu une simple bâtiment. Mlle M., responsable du Centre des Impôts et M. L., Receveur Principal nous ont confié ne pas savoir comment cela avait pu être rendu possible: « Le centre est pourtant sécurisé avec une alarme, des digicodes à  chaque étage et des détecteurs de mouvements. Nous n’arrivons toujours pas à  comprendre comment un tel phénomène a pu être possible ». Gageons que ceci restera dans les mémoires comme un superbe poisson… offert par des contribuables anonymes et comiques.