Bougez avec la Poste

J’vous ai déjà écrit un peu plus tôt sur mes petits problèmes dans les transports en commun et les lieux plein de gens. Voici un peu la suite…

Hier, j’avais un colis à déposer ( ma vieille Freebox ), un AR à faire ( ma résiliation Free dont je parlerai plus tard ) et mon autorisation de prélèvement pour SFR ( là, je suis en plein spoiler )

Je prends ma douche tranquille Emile. Enfin, tranquille bof puisque je cherchais le créneau horaire le moins favorable à la présence de mes congénères dans mon bureau de poste préféré. Je chausse mon plus beau manteau d’hiver que j’ai trop la classe avec et parce que mon thermomètre indique un petit 8°C à l’extérieur. Je pars avec mon cabas pour déposer le tout à envoyer.

Arrivé au guichet des colis, pas de bol, y’a huit personnes devant moi. Et là, c’est le drâââââââme – voix sanglottante – ‘Merde, fais chier y’a des gens ‘, ‘ comment je vais me sortir de ce traquenard’, ‘ vite les guichets automatiques!’

Le mal était fait, je me suis retrouvé à lutter contre mon envie de fuir aussi vite que possible ce bureau inondé de monde ( énorme huit personnes devant moi ) en me dirigeant vers les machines qui affranchissent tout tout seul. Je trouve un joli papier pour remplir mon A.R. et je suis en sueur, j’ai envie de retirer mon manteau parce que j’étouffe, et de piquer une chaise pour m’asseoir. Que nenni, à la Poste, même si avoir séparé le guichet paiement du guichet courrier est une très très bonne idée, tu ne peux point t’asseoir. Tu restes debout et c’est tout.

Comme je suis incapable de remplir mon A.R. à la main et que mon front se tapisse doucement mais sûrement de jolies gouttes de sueur ( 8°C, cette canicule ), je me dis que je vais au moins affranchir mon colis à la machine, ça sera ça de fait. En fait, je suis aussi tombé dans un piège. Ton colis que tu as affranchi toi même, où tu as eu beaucoup de difficultés à utiliser leur merde tactile pour indiquer les adresses puis payé avec ta C.B. ( j’en avais même oublié le code tellement j’étais en flippe, j’ai du retrouver le papier où je l’avais noté quand j’ai compris que j’avais fait deux mauvais codes) et bien, tu as gagné le droit de passer quand même par le guichet. Elle est où l’innovation là si tu dois quand même te coltiner la queue ?

Toujours en transe et ayant fini mes petites affaires, j’alpaguais une gentille guichetière qui passait par là en lui demandant si je pouvais lui refourguer tout mon bordel déjà prêt. Et là, miracle de l’amour, me voilà sauvé, un être humain m’a parlé et m’a sauvé. Elle était d’accord. Deux coups de tampons plus tard ( oui même les A.R. doivent être remis à des vrais gens ), me voilà sorti bien plus guilleret qu’en entrant et heureux de sentir le froid sur ma peau. Mme la guichetière, je te remercie de tout coeur d’être passée inopinément.

 

J’ai donc refusé une invitation pour samedi soir (ce soir) pour me terrer chez moi plutôt que d’affronter l’horrifiante ligne 13 pour me rendre chez Valoche et me coucher comme les poules. Un truc banal pour tout trentenaire célibataire.

Pourquoi ? pourquoi ? pourquoi ? pourquoi je me sens agressé comme ça dès que je suis debout et que je dois attendre plus de 5 minutes quelque part ou qu’il y a un peu trop de monde ? parce que même ma psy sèche pour le moment…