La mystérieuse maladie mystérieuse

Une heure du matin samedi, je me réveille avec une vieille douleur entre les côtes et la zone où mes abdos sont absents.

Un truc nul qui tire et qui m’empêche de me rendormir.

Une heure plus tard, toujours mal, j’avale un citrate de bétaïne parce que c’est peut être ma digestion qui fait des siennes et je cherche toujours désespérément une position où je ne souffrirai pas mes grand morts. Bon, ben, demain, assis, en marchant, en m’étirant, sur le trône, sur le côté, rien n’y fait, la douleur ne bouge ni ne se calme.

Je suis un mec patient, je me dis que ça partira le temps de regarder quelques épisodes de Game Of Thrones (je m’y suis enfin mis) ou de jouer à Team Fight Tactics.

A huit heures du matin toujours accompagné de cette douleur nulle (j’ai dit que j’étais patient), je me décide à aller aux urgences parce que mon médecin ne reçoit pas le samedi. Je me douche, parce que ce n’est pas parce que je souffre que je dois offrir une vision d’horreur au personnel soignant déjà bien éreinté psychologiquement; je prépare mon sac de voyage parce que si mon cas n’est pas urgent (ou si les lits sont déjà pris), je vais y passer des heures: liseuse, fiches de révisions pour mon oral et tout le toutim. Je prends le tramway pour aller à l’hôpital voisin.

Je patiente une bonne vingtaine de minutes pour me rendre compte que le guichet était vide et n’attendait que moi… On est samedi matin, à huit heures à Nanterre, çà ne se bouscule pas au portillon. Je pensais que le monsieur à côté de moi attendait que ça se libère (il y a une porte coulissante pour la confidentialité et on ne voit pas si il y a déjà quelqu’un dedans). Sauf qu’en lui posant la question, il me répond qu’il n’attend pas… j’ai déjà dit que j’étais un mec patient ?

Un médicament et un dossier d’accueil plus tard (ayant évalué ma douleur à aïe/10 parce que ça, j’ai jamais su faire au grand damn de mes précédents médecins), me voici sur un lit avec une perfusion de paracétamol, un ECG, une prise de sang et analyse d’urine. Quelques minutes après, la perf’, rudement efficace, de paracétamol me permet déjà de rester allongé sans avoir trop mal et de pouvoir donner des nouvelles à mes proches: on ne sait jamais, si je venais à mourir d’une grave maladie comme une chlamydia, qu’ils sachent où leur pote de mauvaise vie se trouve…

Evidemment, comme toujours, le personnel soignant est charmant et bienveillant. Les locaux sont vétustes, on sent bien que c’est pas là où va la thune, j’espère que les endroits de repos pour le perso sont en meilleur état vu comment ils sont maltraités par cette pandémie. J’ai eu les habituelles discussions sur le vaccin, de qui est pour, de qui est contre ou le fait que tout à chacun avait droit à ses opinions. J’en ai profité pour faire la promo du super documentaire sur Arte ‘Covid-19, la course aux vaccins‘ qui raconte l’aventure humaine autour de la recherche d’un vaccin.

Comme les murs sont en papier (et les portes en rideau), j’ai pu écouter mes voisins entre deux somnolences hébété par ma nuit blanche. Le premier, un petit jeune qui se réveille après un coma éthylique, s’excuse d’avoir embêté le personnel juste pour ça, découvre qu’on lui a mis une couche, ne veut pas qu’un ami vienne le chercher (rapport à son honneur) mais fera quand même un snap… La deuxième, une petite mamie, qui s’est faite agresser et frapper, chez elle avec son mari, par deux personnes cagoulées (quel courage) qui lui ont pris ses bijoux, ses CB et son liquide qu’elle voulait donner à son petit fils étudiant. Un soignant lui a prêté son téléphone pour qu’elle puisse appeler son mari et prendre des nouvelles, c’était vraiment touchant.

Résultats négatifs, je vais pouvoir sortir avec une prescription d’antispasmodique et de paracétamol. Le médecin ne sait pas ce que ça peut être mais comme la perf’ a fait effet, il faut attendre pour voir si ça s’améliore tout seul. Je reste nimbé de mystère mystérieux quant à ce tragique accès de douleur.

Midi, je peux sortir, ma soignante m’indique un raccourci pour sortir plus vite. Vous me connaissez avec mon sens de l’orientation nul, je le prends dans le mauvais sens et ferai le tour entier de l’hôpital…

On est dimanche, il y a toujours un tiraillement à l’endroit de l’affreuse douleur d’hier mais c’est largement gérable. J’ai pu dormir sans souci et reprendre sereinement mes révisions. Si ça me reprend, j’écris direct à JL Azoulay pour qu’il mette se plus grands enquêteurs des mystères de l’amour sur l’affaire… d’autant qu’en ce moment, Les Musclés sont de retour et ils sont trop fort pour dénouer les énigmes.

Orgueil et préjugés

Le fameux roman paru en 1813 de Jane Austen, écrivaine anglaise. J’avoue que c’est un peu à contrecoeur que j’ai commencé ce bouquin, juste parce que j’avais lu qu’un juge anglais avait condamné un jeune à le lire (entre autres) pour qu’il puisse se faire une culture et s’ouvrir sur le monde qui l’entoure. Les histoires de cape et de bourgeoisie, quand ce n’est pas Zola, je suis méfiant.

Et là, raté, j’ai adoré ce bouquin. Du début à la fin. Ça se lit vite et bien (à peine quatre cents pages en poche), il y a de l’intrigue, de l’orgueil et plein de préjugés, au moins, l’auteure n’a pas menti avec son titre.

Alors on y raconte quoi ? Et bien, l’histoire de Mes Bennet qui cherche absolulu à marier ses cinq filles parce qu’il y a une foirade au niveau de l’héritage et à la mort de son mari, ses filles et elle risquent de se retrouver sans maison. Le personnage du père, très flegmatique face à sa femme pas mal hystéro-concierge, est aussi très bien amené, il lit ses livres pépouze, et ne souhaite que le bonheur de ses filles. Et donc au milieu gambadent gaiement les filles; nous suivrons surtout les aventures des deux aînées: Jane – belle et douce – et Elisabeth – au caractère très trempé. Lors d’un bal organisé par leur nouveau voisin beau gosse, M. Bingley, dont Jane tombera follement amoureuse, nous faisons la connaissance de M. Darcy, le meilleur ami du voisin, contre lequel Elisabeth va, de suite nourrir un fort ressentiment – c’est là que les préjugés entrent en scène. Entre les jalousies des soeurs de Bingley, Darcy qui s’y prend comme un manchot pour draguer (on dirait moi tiens), le meilleur ennemi de Darcy qui arrive au milieu de tout ça pour draguer sa meuf et les jeunes soeurs écervelées qui veulent se maquer avec tous les mecs un peu mignons en uniforme qui se trouvent sur leur passage (oui, moi aussi, on se calme, la foule en délire), ça va de péripétie en péripétie.

Tout est bien amené, bien sûr, on se doute déjà de la fin mais ce n’est pas le plus important. Le cheminement de soi pour passer outre les préjugés sur les autres, les obligations morales ou sociales dont on décidera (ou pas) de passer outre; toutes ces valeurs en font un roman vraiment intéressant à lire. Et puis, c’est vraiment rythmé. En tout cas, pour ma part, j’étais au taquet en suivant Elisabeth et j’avais aussi envie de mettre une bonne taloche à ce pignouf de Darcy, en tout cas, au début.

Dans la foulée, j’ai aussi regardé la mini-série de 1995 faite par la BBC avec Colin – wet shirt – Firth en M. Darcy (oh, le même acteur qui aura joué Marc Darcy dans Le Journal de Bridget Jones, inspiré du livre; le monde est bien fait quand même). C’est une adaptation très fidèle au roman (merci) et ça pourra largement convenir à qui n’aimerait pas la littérature mais préfèrerait la TV. Les acteurs sont bien choisis et Colin incarne le parfait bourgeois, riche, mignon et chevaleresque.

Je vous conseille, soit l’un, soit l’autre, voire les deux pour les plus aventureux.

Quiche bucolique

https://youtu.be/zNkoJ8t1Er0

Pomme aime les hommes
Pomme est la fille fleur qui rêve
Pomme n’attend personne
Elle se croque du bout des lèvres

Ah tiens, une insomnie! #22

La journée avait pourtant bien commencé: pas trop mal dormi, levé sans trop de difficultés et matinée comme il faut au taf. En fin de journée, je suis rentré sans anicroches à la maison, enchainé avec un peu d’associatif et mon footing du lundi.

Un épisode de la saison de ‘Spécial’ sur Netflix pour laisser le temps à mon corps d’arrêter de transpirer comme les chutes du Niagara. Douche puis appel à ma soeur pour s’assurer de la véracité des propos de mon filleul (c’est filou un ado), et à ma maman pour prendre les nouvelles hebdomadaires.

Miam, petite commande internet, résa de notre resto de mercredi avec SatanaS et je me cale devant ‘Parasites’ sur France 3, qui débute comme il faut et me donne envie de ne pas zapper. J’en profite pour commencer à chercher une boite sympa qui voudra bien de moi à la réouverture officielle de la danse du vendredi soir (j’ai mon passe sanitaire, je peux aller guincher comme un diable sur de la musique disco).

Sauf qu’à vingt deux heures (oui vingt deux heures), l’envie de dormir se fait sentir. Qu’à cela ne tienne, je vais suivre les signaux de mon vieux corps et lance l’enregistrement de la fin de mon film. Je verrai la suite demain, merci Plex, ma Shield et mon tuner TNT. Brossons nous les dents et allons gaiement se coucher.

Bon ben, là, maintenant, il est une putain d’heure et demie du matin et je n’ai toujours pas trouvé le sommeil. Mon cerveau ayant trouvé très drôle de penser à ma journée de demain par anticipation (qui n’a rien d’extraordinaire: du taf et un peu d’asso aussi) avec la conséquence fâcheuse que nous connaissons maintenant.

Bref, c’est trop super !

Bon ben j’y retourne, pas au sommeil parce qu’il n’a pas l’air d’avoir envie de revenir, à autre chose mais j’ai pas encore trouvé quoi.

La bise !

Mon reconfinement #π

Bon, je voulais faire une suite de billets sur comment je l’ai vécu, ce que j’ai découvert (sur moi et les autres) toussa toussa mais il semble que ça tire vers la fin donc je passe directement à la conclusion -bien trop longue comme toujours – et le ‘il est comment mon monde d’après?’

¯\_(ツ)_/¯

Tout d’abord, commençons par le facile: je me suis mis au sport. Rassurez-vous, rien de bien fou: 3-4 footings à la semaine, 5km max à chaque fois et des conseils prodigués par mon coach perso: SuperTristan, le mec le mieux gaulé de la galaxie. Il y a un but derrière tout ça: intégrer ce genre de routine dans mon cerveau – pour quand ma vie dissolue reprendra – et prendre soin de mon vieux corps en même temps. Je n’aime toujours pas ça huit mois après avoir commencé mais je trouve intéressant de faire une activité où le parcours est presque plus important que l’arrivée. Et non, mon cerveau ne se déconnecte pas, bien au contraire, c’est festival du slip pendant le footing même quand j’écoute un podcast ou que je suis au bout de ma vie sous un orage.

Puis le bureau. Il y a bien un moment où j’y retournerai au moins 2-3 jours par semaine. Je n’ai pas hâte d’entendre à nouveau parler du fameux ‘collectif d’équipe’, collectif dont personne n’a rien à foutre le reste du temps mais qui sert de bonne excuse pour ramener toutes les brebis dans la bergerie. Il y a aussi le bruit de l’openspace: téléphone, collègues, impressions, discussions; attention, je ne dis pas que tout est gênant mais être chez soi tranquille me permet de me concentrer plus facilement. Ça évite aussi d’être obligé d’écouter les théories scabreuses des complotistes et infectiologues en herbe. Je ne reviendrai pas sur la joie de perdre une heure trente à deux heures par jour dans les transports en commun bondés, sûrement une partie du fameux collectif que je n’ai pas du comprendre. Mais il y a aussi des côtés positifs: nous nous sommes bien adaptés avec mon pôle, on communique par mail, on s’appelle si c’est vraiment urgent et on bitche sans souci par messagerie instantanée.

D’ailleurs au bureau, j’ai eu droit aussi au ‘tu vas en chier en revenant, tu as plus l’habitude’. J’ai donc répondu que je ne voyais pas pourquoi je ne pouvais pas faire le chemin inverse de celui d’octobre (d’autant que la plupart, après l’avoir conspuée, aime sa ou ses journées de télétravail). Ironiquement j’ai aussi dit que j’avais failli mourir en allant en terrasse: je ne savais plus boire une pinte de bière alors je me suis étouffé, puis personne n’a compris ce que je disais parce que je n’ai plus l’habitude de parler à des êtres humains en dehors d’un immeuble et qu’après je me suis perdu parce que je ne sais plus prendre le métro ;-) Bref, y’a toujours moyen d’évoluer, d’avancer sans tout casser.

Côté santé, tout va bien dans la famille et les poteaux. Nous nous sommes pris le variant anglais dans la tronche en mars, mes parents en ont chié un petit mois mais je suis passé entre les mailles du filet (parce que bien évidemment j’étais chez eux à ce moment là). Depuis, je suis vacciné grâce à Mme Zinzin, la meuf trop bonne de TristanSuper et aux doses restantes du soir à ne pas jeter. Pas d’effets secondaires (je suis très déçu) mais je me marre à chaque fois qu’on me demande « c’est quel vaccin? » parce que je n’en ai rien à battre. Mme Zinzin a fait des études pour ça, moi j’ai un « bac + 4 1eres années en rien » ainsi qu’un diplôme de visionnage de vidéos YouTube. j’ai donc tendance à lui faire confiance (y’a aussi le fait qu’elle soit une super amie qui n’a jamais essayé de me tuer et qu’elle soit super sérieuse autant dans le taf que dans le brassage de bière). Avantage à la clé: un joli badge ‘je suis vacciné’ que je peux arborer en toutes circonstances.

Niveau perso, OK, ça tire un peu de ne pas voir ses potes et sa famille autant que je le voudrai mais ça fait partie du jeu pour s’en sortir. Après, revenir en Haute-Marne en ce moment c’est compliqué parce qu’il y a des travaux sur les voies et je dois me coltiner un vieux bus scolaire pour faire Troyes-Chaumont ce qui n’est pas le plus agréable. Je tente aussi de réorienter mon alimentation vers moins de n’importe quoi à base de sucreries (ça c’est moins facile que de courir). Je me suis remis à la musique avec une nouvelle guitare (l’ancienne était pétée de partout, putain de babiole chinoise), du piano pour m’entraîner à jouer pour le mariage de Marjo – la cousine à lunettes – et un peu de MAO pour ne pas perdre la main de mon 1er confinement (Ma Couille a régulièrement des bouts d’Apple Loops du démon). Et je suis encore en réflection sur ma relation avec la TV et les jeux vidéo. En revanche, ma tentative de lire avant d’aller me coucher est un échec assez cuisant: je retenterai sur ma terrasse quand le soleil voudra bien pointer le bout de ses rayons.

Côté informatique, j’ai revendu mon pécé de gamer à un petit jeune gentil comme tout. Je voulais du calme et de la rationalisation. J’ai gardé écran, souris, clavier, enceintes et me suis acheté un petit dock USB-C pour les brancher. Je ne garde que mon Macbook comme unique appareil. Le dock me permet d’utiliser mon matos avec mon ordi du télétravail et mon Mac si besoin. Oui, moi qui conspuait Apple il y a une petite décennie, me voici full équipé: iPad, Apple Watch, iPhone et MacBook. J’ai basculé doucement et petit à petit. Ça coute un bras mais je trouve que tout fonctionne, et intuitivement sans être obligé de cliquer partout, les iBidules t’accompagnent sans te perdre et les conseillers en Apple Store ont toujours été sympas avec moi. Sur mon MacBook, brew me permet d’installer et mettre à jour mes logiciels libres rapidement et je peux rigoler de temps en temps avec de la ligne de commande. Même si il est limité par rapport à un Chrome tentaculaire, j’aime bien Safari ainsi que la synchro de mes favoris avec mon téléphone. La gestion des sms entre les appareils est elle aussi assez démoniaque… Je n’ai pas vraiment besoin de store alternatif pour mon iPhone et ma montre suit très bien mes activités. Oui, je suis dans une prison dorée mais entre ça et passer des heures à chercher un ordi/OS/logiciel alternatif qui ne cassera pas à la moindre mise à jour ou qui fonctionne avec tout mes besoins (coucou Firefox et jitsi au 1er confinement, Thunderbird qui a encore pété son système d’extensions, Starcraft2 qui tourne pas super sur Linux ou la mise à jour foireuse qui te balance un écran bleu ou un shell – toutes ces situations, je les ai vécues), j’ai fait un choix. Cerise sur le gâteau: ils sont compatibles nativement avec Carddav et Caldav si l’envie de m’auto héberger me reprenait et Mail est compatible avec exchange sans devoir faire une danse vaudou. J’oublie le paiement sans contact qui est diablement efficace à tel point que je sors plus ma CB. J’ai encore des automatismes à abandonner, la gestion des fichiers n’est pas la même que sous windows (de même que la bibliothèque logicielle), la disposition physique du clavier est ultra chelou et j’ai changé de programme pour faire mes comptes (de Money que j’aimerai toujours à Grisbi terriblement efficace) et c’est plutôt sain je pense pour mon cerveau d’avoir à les casser.

Pour conclure, j’ai essayé tant bien que mal de profiter de cet isolement forcé pour avancer et mettre en place des choses que le tourbillon habituel de la vie ne me permet pas… Je verrai si tout ça tient la route face à l’arrivée du monde d’après le monde d’avant. On verra bien. En attendant, j’ai déjà rendez-vous avec les copains pour aller me geler les miches en terrasse et boire des coups alors je vous laisse. ᕕ(⌐■_■)ᕗ ♪♬

Le Problème à trois corps (trilogie) – Liu Cixin

Je viens de finir cette trilogie de SF et je l’ai dévorée.

Les livres se lisent vite et bien et pour une fois, ce n’est pas un truc d’américains sauveurs du monde: tout se passe quasiment au pays du soleil levant. Ça fait du bien de plonger dans cette culture, d’avoir des prénoms et noms moins conventionnels, j’ai trouvé cela vraiment rafraichissant.

Une vraie fin, un jeu avec les sciences, l’univers et les dimensions et une jolie leçon d’humilité face à l’arrogance dont peut être parfois dotée l’espèce humaine.

Le premier tome Le Problème à trois corps (300 pages) met en place l’intrigue de la trilogie: une scientifique parvient à envoyer un message à une civilisation extraterrestre – les Trisolariens parce que leur système possède trois soleils et d’où le roman tire son nom- et dévoile la position de la Terre en les invitant à venir nous dégommer (sympa!). Pour faire court et pas trop spoiler: évidemment qu’ils sont pas du tout sympa – sinon on appelle ça un roman à l’eau de rose – et, comme leur système solaire est chaotique au possible, ils décident de venir squatter chez nous; au moins ils sont polis en répondant à l’invitation. Certains humains seront pour, d’autres contre et l’histoire nous mènera tranquillement vers..

Le deuxième tome La Forêt sombre (720 pages) narre la suite. Que faire pour se préparer à cette invasion alors qu’ils sont bien plus avancés que nous scientifiquement et que nous n’avons que quelques siècles pour nous préparer ? D’autant que les Trisolariens trouvent le moyen de fausser toutes nos avancées scientifiques. Super ! La forêt sombre fait référence à un moyen de dissuasion, une épée de Damoclès de l’univers expliquée en ces termes: « Aucune civilisation ne doit annoncer sa présence au cosmos sous peine d'être détruite par une civilisation plus avancée aux aguets par prévention d'une compétition à l'expansion. ».

Le troisième tome La Mort immortelle (816 pages) nous raconte les suites de l’Ultime Bataille. Evidemment, on s’est pris une énorme branlée (sinon y’aurait pas de tome 3) mais comme l’humanité n’est pas née du dernier big bang, nous réussissions à trouver une ruse pour s’en sortir sans trop de bobo (pour le moment), quoique. Nous avons allumé un phare dans la forêt sombre, il va falloir maintenant trouver un moyen de s’en échapper.

C’est marrant parce que je n’ai pas eu la sensation de lire autant de pages, j’en découvre le nombre en écrivant ce billet; je trouve d’ailleurs que c’est une des magies du livre électronique: on sait à peut près où on en est mais il est tout aussi possible de décider de se laisser porter, ce que j’ai fait ici. Certes il y avait des passages un peu ronflants ou ennuyeux (Zola est toujours à la mode) mais je l’ai dévoré. Le soleil et les beaux jours reviennent, c’est l’occasion parfaite pour s’évader aux confins de l’univers !

Si vous n’êtes pas trop lecture, ces romans devraient être adaptés par Netflix mais le développement a l’air un peu chaotique pour le moment, on verra si ça aboutira (ou pas).

Les trois tomes peuvent être trouvés sur Place des Libraires (entre autres) et coutent, en version ePub, à peine 10€.

Mon reconfinement #1

A mon retour de vacances en septembre, j’ai été doté d’un extraordinaire ordinateur portable pour pouvoir télétravailler. J’aurai pu écrire ‘enfin’ mais je connais, pour y être passé, les contraintes qui pèsent sur les équipes informatiques et je sais qu’ils font au mieux avec les bouts de ficelle qu’on leur donne. Donc, me voilà, après un ordi fixe anémique aux performances plus que médiocres, doté d’un core i5 avec un SSD et 16Go de RAM: un machin qui dépote sa race et qui me fait devenir de facto le facteur anémique aux performances médiocres ;-) J’ai découvert les joies du Thunderbolt qui te permet sur un simple câble USB-C de faire passer mon double écran, alimentation, clavier, souris et réseau; on pourrait croire à du vaudou. Rendez-vous pris avec la Grande Cheffe pour mettre en place une convention et décider quand je passe à la casserole du boulot à la maison. Après mûre réflexion avec moi même, nous décidâmes que cela se ferait le mardi, un jour par semaine pour commencer. J’ai hésité avec le lundi mais ma vie dissolue du vendredi soir n’est pas compatible avec un PC pro sur le dos et faire un détour pour le déposer chez moi , c’est autant de mojito de perdus avec les copains. Non, non, non comme dirait Camélia.

Et bam, m’y voilà. Comme c’est tout nouveau pour mon service, je ferai des tests pour voir ce qui fonctionne ou pas, et advienne que pourra; je suis prêt à être l’Indiana Jones de la fiscalité professionnelle (et pas pour rouler des patins à des minettes, soyons d’accord). Comme je ne savais pas comment m’organiser, j’ai commencé par la technique pomodoro pour apprendre à diviser mon temps correctement (je sais faire au bureau, pas au milieu de mon salon), et ne pas déborder sur le temps de travail fixé. Puis j’ai tenté, pour voir ce qui fonctionnait ou pas, bon dans l’absolu, tout fonctionne à peu près et l’organisation que nous avions déjà sur mon pôle permettait sans souci de bosser loin du collectif. Bref, malgré ma flipette de devenir une énorme faigniasse sur mon canapé, j’ai été rassuré de voir que je pouvais m’auto-réguler chez moi.

Et puis, bim badadoum, bim badadaboum, fin octobre, Jean Cool Ier nous annonce qu’on se prend un reconfinement mais pas comme le 1er, non, un truc hybride mais pas comme les voitures, un bidule à mi chemin entre chacal et fennec. J’ai vaincu le 1er, je passerai le 2e, y’a pas de raison…