Qui coiffe le coiffeur ?

J’ai un coiffeur un peu particulier. Je me suis rendu compte qu’il aimait particulièrement se frotter contre moi quand il me coiffe. Quand je parle de frotter, c’est pas comme lustrer une voiture,  on est plus proche du pervers pépère du métro bondé. Ca , c’est pour poser le fond de l’histoire. Je l’ai bien quand même, il me coiffe plutôt bien, il est sur le chemin de mon travail, c’est pas cher et le frotte-frotta ne me gène pas trop. Je dirais pas que c’est bon enfant mais je suis célibataire et ultra beau gosse donc je comprends que ce soit difficile de résister pour le commun des mortels.

Un mardi, j’ai plutôt mal dormi et j’étais réveillé extrêmement tôt genre vers 7h45 du matin. Et puis même pas j’arrivais à me rendormir jusqu’à 8h donc je me suis levé, y’a des moments comme ça dans la vie où il faut savoir faire des vrais choix. Je me lève donc, je me bouscule, je bois mon petit-déjeuner de champion (cacao et tartines) – l’exhaustivité c’est important. Puis je pars tranquille vers le bureau. Il n’y a rien de plus simple, je sors de chez moi, je marche tout droit puis treize minutes plus tard, j’arrive au travail. C’est clair, net et précis.

Je marche donc seul, dans les rues qui se donnent à une heure indécente genre 8h40. A 37 ans, plus rien ne me fait peur, même pas les nazes  de la manif’ pour tous. Je passe devant l’échoppe de mon coiffeur et je constate qu’il est déjà ouvert alors que ses horaires sont de 9h30 jusqu’à tard. Soit, me dis-je. Il a du lui aussi passer une nuit pas super chouette. Je continue mon chemin et tout à coup, apparait sur mon côté ledit coiffeur. Un peu comme la belle-mère de Jean-Pierre dans Ma Sorcière Bien Aimée. Il me dit bonjour, je lui réponds parce que je suis un mec poli avec les commerçants de mon quartier et je continue à marcher. Sauf que là, je commence à me dire qu’il y a un truc qui cloche parce qu’il continue de taper la causette: et sinon tu pars en vacances ? tu travailles où? et la question du traquenard: tu veux pas une petite coupe ? Celle à laquelle je vais répondre oui, cruche que je suis.

Nous rebroussons chemin jusqu’à son salon et je me rends compte qu’il avait pris le temps de bien fermer sa boutique et qu’en fait, on allait être que tous les deux parce que son collègue était même pas là. Je m’assois tranquillement, il commence ma coupe et évidemment, commence à se frotter. Je ne peux pas trop rechigner, il est gentil, il m’a suivi pour me proposer une coupe, c’est vraiment altruiste, il est vraiment proche du client. Il se frotte quand même vachement plus que d’habitude et là, je réalise seulement qu’en fait, sa proposition, c’était juste une proposition de coucherie! Et ben, maintenant je peux dire que j’ai un peu couché cette année parce qu’une fois la coupe finie (il a une conscience pro quand même) ben je suis passé à la gamelle. Et même pas je suis arrivé en retard au bureau, vraiment pro ce coiffeur.

Depuis, je l’ai recroisé une fois (les autres fois, j’ai fait un détour parce que j’avais pas la foi, une relation sexuelle par an, c’est déjà beaucoup trop pour moi) et, parce qu’il est extrêmement dévoué à sa clientèle, il m’a proposé de rafraîchir ma coupe. Malheureusement, nous avons été interrompu par un client qui est rentré dans son salon, donc l’expérience étrange fut avortée parce que la séquence touche touche avait commencé bien plus tôt puisqu’il n’y avait même pas de coupe à faire…

En attendant, je me pose une question: peut-on faire la bise aux gens après avoir sucé quelqu’un ? Je n’ai pas réussi à trouver un consensus au sens de mon cercle d’amis…

Canikioule

_ Chef ! Chef ! Demain je viens travailler tout nu! Je perds en productivité quand j’ai trop chaud.
_ À mon avis, vous allez vous faire arrêter avant d’arriver au bureau.
_ 13 minutes à pieds de trajet chef , j’ai largement le temps d’arriver avant que les autorités me rattrapent !
_ [ mine dépitée ]
_ Bonne soirée, à demain !

Mes vacances au bout du monde

Nous sommes partis avec ma couille, la somptueuse Diana Cagothe pour un road trip initiatique en direction de la maison familiale en Ariège. Bon, c’était surtout pour descendre Nadine, sa merveilleuse R5 pour qu’elle y prenne sa retraite mais l’occasion était trop bonne pour la louper… Comme je ne sais pas du tout si j’aurais beaucoup de réseau et/ou la possibilité de poster régulièrement, ben je vais commencer un billet que j’agrémenterai au fil du temps si j’en ai l’envie et la 3G.

— #RoadTrip:

RDV à midi chez moi, nous mangerons puis nous partirons parce que quand même c’est mieux de faire le trajet le ventre bien plein. Je passerai sur la shame du japonais (et des resto en général à Diana).

Nous avons commencé à dérouler du kilomètre vers 14h30 direction Orléans, parce qu’avec une R5, c’est toujours mieux de prévoir des petites étapes.

True Survivor sur l'Ipad du McNous y arrivons tranquillou pépère vers 17h et nous décidâmes de nous poser le temps de manger une glace dans un McDuck. Et nous y découvrons un tout autre monde: des tablettes en libre service, des super caisses high tech avec un super écran qui te dit en temps réel ce que tu es en train de commander et des terminaux CB NFC.

 Ce moment était trop magique pour continuer: Nadine n’a plus voulu repartir. Rien, pas l’envie, plus de motivation, rébellion contre son starter, elle nous a fait le coup pendant une petite dizaine de minutes et on a sacrément eu les chocottes que nos vacances se finissent dans un HLM de Boulogne… Ce n’est qu’en lui faisant peur en lui disant que M. Troll viendrait nous rechercher et qu’on la laisserait comme une pauvresse sur le parking qu’elle a bien voulu repartir.

La route, la route, de la superbe musique grâce à la magie des smartphone, de la musique dans le cloud et des enceintes bluetooth (Nadine est radio-less à ce moment là de l’histoire) et quelques questions existentielles du genre « tu crois que Diam’s écoute Michel Sardou chanter Musulmanes », débat commencé et terminé par moi-même avec un « il a quand même une belle voix ». Nous avons trouvé un champs un peu caché où faire du camping sauvage parce qu’on est des fous et qu’on a pas encore trop d’arthrose.

Debout avec le chant des putains d’oiseaux, je m’extasie sur le fait qu’on a dormi à côté d’orchidées, extase rapidement éteinte par la déconcertante non-facilité à replier ma tente Quechua XL Air DeLuxe et à la notice trop complexe pour une quiche de la tente. Diana sangle la tente et la jette comme une merde dans son coffre me promettant qu’on aura le fin mot de cette histoire dans notre villégiature.

Le repas du midi fut encore un échec assez cuisant. Nous nous sommes assis dans une pizzeria. La serveuse nous a demandé ce que nous voulions manger ‘des travers de porc, une cuisse de pintade ou un croque monsieur’. Pas de carte, pas de pizza… Les seules pâtes que nous avons mangées étaient celles qui accompagnaient nos plats. Comme nous avons l’habitude, nous avons filé jusqu’à la maison en luttant contre l’envie de siester jusqu’à la mort.

Ouvrons les fenêtres:

IMG_0497 Oh ! La voisin a des poules, c’est chouette !

Clic-clac, nous ouvrons la maison et ses volets pour faire entrer un peu de chaleur puis nous nous sommes posés quelques heures pour pouvoir médire tranquillement sur à peu près le monde entier. Ben oui, on est à la campagne, normalement, c’est là qu’on médit non ?

— Je profite d’une sieste de Diana C