Cette photo m’agace

J’ai vu cette photo publiée sur Facebook une paire de fois suite au décès de Matthew Perry (Chandler dans la série TV Friends) la semaine dernière. Ils sont mignons les petits non ?

Ben moi, y’a un truc qui me dérange. Regardez bien attentivement. Vous l’avez ? (indice: sur le photo de Monica en haut au milieu).

Pourquoi on la voit avec un putain de burger en main ? Pourquoi ? Oui, je sais que dans la série, elle était en surpoids étant jeune mais alors que les autres ont droit à une photo toute mignonne avec juste le haut du torse, elle a droit à la totale avec de la bouffe. J’avoue que ça m’a mis mal à l’aise.

 

Oui, il y a pire dans le monde comme par exemple les doudounes sans manches ou le choix de la tenue de la soirée de Noel de Comin-G mais bon, j’en avais vraiment gros sur la patate ! (ce qui me permet d’inaugurer une nouvelle catégorie appelée Rouspèterie dans la foulée)

Toulouse ronchon/2022

Quand j’essaye de rester calme devant une e-formation

Dans la vraie vie, il s’agit d’un buste de Taisen Deshimaru (j’te laisse regarder sur Wikipedia, cultive toi toi même) présent dans le jardin japonais de Toulouse que nous avons visité avec mes camarades de promo le week-end dernier.

Un très joli jardin, bien entretenu et agréable où on peut prendre le temps d’humer l’air du vent sans y être trop dérangé et galocher son amoureux à l’ombre des bambous millénaires (ou de mille neuf cent quatre vingt un c’est presque pareil)

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La vie au château #1

Il y a peu j’ai eu une promotion (gloire à moi) et je viens d’arriver sur mon lieu de formation. J’en ai pour plusieurs semaines, loin de chez moi et je suis logé dans une résidence étudiante loin de tout. Autant dire que je vais avoir du temps à tuer par ici avant de me faire une vie sociale 😉


Nous avons eu aujourd’hui la visite des syndicats et j’avoue que cela a été assez épique.

Syndic’1:  » Bonjour, nous sommes le premier syndicat de votre nouveau travail. » – c’est nous les 1ers, c’est nous les meilleurs

Syndic’2: « Bonjour, nous ne sommes pas les premiers, de toute façon nous n’aimons pas les chiffres. Enfin, on est quand même une confédération donc on est premiers quelque part quand même » – nous on est plus meilleurs que les premiers

Syndic’3: « Tu peux me laisser parler ? en regardant un de ses confrère (demande le syndicaliste au micro alors qu’un syndicaliste est en train de parler discrètement avec un stagiaire – nous sommes 150 dans la salle) » – la politesse et le respect c’est super important

Le dernier aka ‘MysteriousSyndic’ palabrera en disant tout ce que son organisation syndicale a obtenu comme avancées mais oublie de se présenter. Il s’en rappellera juste avant de dire au revoir. – qui déjà ?

Je taquine l’un d’eux à la machine à café: « ah ben dis donc, c’est l’amour fou entre vous »

Réponse: « on essaye de faire que ça ne se voit pas trop »

Je pense que c’est loupé….

Coucher de soleil 52/2022

C’est pas la mega teuf côté activités dans mon village natal mais on a quand même de jolis couchers de soleil quand on va cueillir les haricots à la fraîche !
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La mystérieuse maladie mystérieuse #2

J’écrivais en janvier être atteint d’une étrange et insolente maladie mystérieusement mystérieuse. Evidemment, je n’en suis pas resté là et j’ai donc du ronchonner mon médecin pour avoir le droit de mener une enquête approfondie sur ce qui m’avait amené aux urgences (sûrement le stress d’après lui).

Une échographie plus tard, le résultat est là: j’ai une vésicule forte en maths plein de calculs. La douleur apparaît quand ils essayent de se faire la malle. Je reprends donc rendez-vous avez mon médecin traitant (ah le sacro-saint parcours de soin) qui tente de me dissuader de voir un chirurgien pour enlever l’organe récalcitrant. Que nenni, lui répondis-je, ça fait putain de trop mal et me retrouver aux urgences à un moment aléatoire de ma vie ne fait pas partie des expériences que j’aime à vivre (pas assez de drogues et de mecs faciles).

Je pris donc rendez-vous le 31 mars avec un chirurgien pour voir si on ne pourrait pas négocier de me retirer cette vésicule nulle, ou tout du moins, qu’il lui parle à l’oreille pour la calmer.

Sauf que ma vie est trépidante et rocambolesque, je ne pouvais donc pas (enfin un de mes organes) attendre sagement la grande rencontre. Dans la nuit du 30 au 31, revoilà la fameuse douleur. Bon, là, je la connais donc je file direct aux urgences. J’y arrive vers 7h du matin et on me met dans un box en me demandant d’attendre. J’attends, j’attends, j’attends. Je fais les cents pas et constate que les urgences sont vides et que je suis seul (bah oui, d’ennui, je furète et scrute à l’intérieur de tous les boxes). J’essaye de vomir dans les toilettes pas propres tellement la douleur était intense mais rien ne sortira. Encore les cents pas et je décide au bout d’une heure et demie d’aller demander ce qu’il se passe. On me répondra qu’un médecin va arriver et que je dois patienter. Notez que personne entre temps ne viendra me demander si je vais bien… alors que je leur ai déjà indiqué que le problème venait de calculs, on n’était donc plus sur une mystérieuse maladie mystérieusement mystérieuse.

A 9h, je vois enfin un premier être humain de profession médicale qui me demandera comment je vais. Ben pas fort hein puisque la douleur s’est étendue jusqu’au rein, j’ai envi de vomir, j’ai des nausées, la grande forme. L’infirmier me pétera deux veines avant de pouvoir poser l’intraveineuse tout en disant qu’on ne voit pas beaucoup mes veines. Et foirera même cette dernière parce que mon bras s’est mis à gonfler… Alors que je n’ai jamais eu aucun problème à ce niveau, m’enfin, je n’étais plus à une déconvenue près.

Ils me font un ECG et là, patatras, mon coeur bat super lentement. A partir de ce moment, il ne s’écoulera pas un quart d’heure sans qu’on vienne me demander des nouvelles. Plusieurs perfusions d’antalgiques plus tard, je me retrouve harnaché à une grosse machine qui va vérifier mon rythme cardiaque en attendant qu’une cardiologue vienne me transmettre la bonne parole. Plus aucune question sur mes douleurs relatives aux calculs, seul mon coeur comptera. Ce qui m’arrange parce que je suis dans un tel état de douleur, de fatigue et d’énervement que j’ai tout envie d’arracher et de me casser.

Il arrive vers 11h et des brouettes pour me dire que soit j’ai un coeur de sportif soit je suis décédé (enfin de ce que j’ai compris) et que je devrai faire de plus amples examens pour définir mon état de vie. Je sors enfin, direction le chirurgien pour que nous nous mettions d’accord sur le retrait de ma vésicule (à ce moment là, je n’ai plus aucune envie de parlementer avec elle, cette garce). Nous sommes le 31 mars 2022 et il est 13h.

Notez que je ronchonne après ces urgences mais je ne suis pas sans connaitre l’état de délabrement dans lequel est notre service hospitalier. En revanche, ne pas prendre de mes nouvelles pendant deux heures, me mentir en me disant que les médecins sont en réunion (non mais même nous aux impôts, en réunion, nous avons toujours une permanence) et s’obstiner à me péter des veines sans demander de l’aide à un collègue expérimenté, je ne suis pas d’accord. Je suis un putain d’être humain avec un cerveau, je peux entendre et comprendre quand il y a des difficultés, merde. Que se serait-il passé si j’étais tombé dans les vapes ou pire pendant ces deux heures seul ? Alors qu’il suffisait de me dire que personne ne pourrait me prendre en charge, je serai allé voir un autre service des urgences à quelques arrêts de tramway, genre les urgences de l’hôpital où je devais voir mon chirurgien dans l’après midi. Bref, je suis chafouin sur cette prise en charge et l’on ne m’y reprendra pas une deuxième fois.

Quiche visio

Call me – Spagna
Hey I can wait but I beg you babe don't lose my number
I tell you babe call me now 'cause I'm losin' slumber
I'll you you you use all my fantasy to dream about you
Hey my love I can't resist here all alone please

The Silent Sea – Netflix

C’est la merde totale. L’humanité est en passe de vivre ses dernières heures suite à la raréfaction de l’eau à la surface de la planète. Sur fond de rationnement, une équipe est envoyée sur la Lune pour aller chercher un échantillon mystérieux. Echantillon de quoi ? mystère mystérieux aussi. L’héroïne (Donna Bae – Sun dans Sense8) accepte cette mission mais on se doute bien qu’elle a d’autres motivations que de sauver le genre humain (savoir ce qu’il est arrivé à sa petite soeur qui faisait partie de la mission lunaire originale).

Bon, ça se regarde mais pour moi, ce n’est pas la série du siècle. Il y a tellement d’incohérences scientifiques (le son dans l’espace, on en parle?), le vaisseau spatial a l’air d’un truc en carton sans aucun réalisme, du suspens nul où il n’y a pas besoin (« oh mon dieu, on va manquer d’oxygène ! Ouf, nous arrivâmes pile poil quand il fallait dans la station spatiale quand nos réserves sont à 0% 🤨 »), des méchants qui tirent les ficelles dans l’ombre, ça sort un peu trop les grosses ficelles déjà vues mille fois; c’est vraiment dommage. Ajoutons quelques longueurs au milieu et la fin, ouvrant sur une éventuelle saison deux me fait penser à celle de feu Flash Forward, un concentré n’imp’ au cas où.

Mais, il y a quand même du bon: un mec torse nu bien gaulé – Yoo Hee Je avec sa tête de premier de la classe (gros manque dans cette série, de gens à moitié à poil) et une histoire qui tient à peu près la route. Ça se regarde du bout des yeux le dimanche après midi. Bref, ça ne m’a pas retourné la culotte. J’aurai aimé un peu plus de profondeur sur les inégalités avec l’eau, le climat social et politique ainsi que sur les méchants qui ont l’air d’avoir quand même d’autres motivations que d’être justes méchants. Bon point: c’est une série coréenne donc nous n’aurons pas les habituels poncifs américanocentrés, comme quoi, c’est possible de décrire le monde sans caser une Maison Blanche et un président des US sauveur du monde.

Allez, je te donne un 3/5 parce que je suis un mec sympa.

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La mystérieuse maladie mystérieuse

Une heure du matin samedi, je me réveille avec une vieille douleur entre les côtes et la zone où mes abdos sont absents.

Un truc nul qui tire et qui m’empêche de me rendormir.

Une heure plus tard, toujours mal, j’avale un citrate de bétaïne parce que c’est peut être ma digestion qui fait des siennes et je cherche toujours désespérément une position où je ne souffrirai pas mes grand morts. Bon, ben, demain, assis, en marchant, en m’étirant, sur le trône, sur le côté, rien n’y fait, la douleur ne bouge ni ne se calme.

Je suis un mec patient, je me dis que ça partira le temps de regarder quelques épisodes de Game Of Thrones (je m’y suis enfin mis) ou de jouer à Team Fight Tactics.

A huit heures du matin toujours accompagné de cette douleur nulle (j’ai dit que j’étais patient), je me décide à aller aux urgences parce que mon médecin ne reçoit pas le samedi. Je me douche, parce que ce n’est pas parce que je souffre que je dois offrir une vision d’horreur au personnel soignant déjà bien éreinté psychologiquement; je prépare mon sac de voyage parce que si mon cas n’est pas urgent (ou si les lits sont déjà pris), je vais y passer des heures: liseuse, fiches de révisions pour mon oral et tout le toutim. Je prends le tramway pour aller à l’hôpital voisin.

Je patiente une bonne vingtaine de minutes pour me rendre compte que le guichet était vide et n’attendait que moi… On est samedi matin, à huit heures à Nanterre, çà ne se bouscule pas au portillon. Je pensais que le monsieur à côté de moi attendait que ça se libère (il y a une porte coulissante pour la confidentialité et on ne voit pas si il y a déjà quelqu’un dedans). Sauf qu’en lui posant la question, il me répond qu’il n’attend pas… j’ai déjà dit que j’étais un mec patient ?

Un médicament et un dossier d’accueil plus tard (ayant évalué ma douleur à aïe/10 parce que ça, j’ai jamais su faire au grand damn de mes précédents médecins), me voici sur un lit avec une perfusion de paracétamol, un ECG, une prise de sang et analyse d’urine. Quelques minutes après, la perf’, rudement efficace, de paracétamol me permet déjà de rester allongé sans avoir trop mal et de pouvoir donner des nouvelles à mes proches: on ne sait jamais, si je venais à mourir d’une grave maladie comme une chlamydia, qu’ils sachent où leur pote de mauvaise vie se trouve…

Evidemment, comme toujours, le personnel soignant est charmant et bienveillant. Les locaux sont vétustes, on sent bien que c’est pas là où va la thune, j’espère que les endroits de repos pour le perso sont en meilleur état vu comment ils sont maltraités par cette pandémie. J’ai eu les habituelles discussions sur le vaccin, de qui est pour, de qui est contre ou le fait que tout à chacun avait droit à ses opinions. J’en ai profité pour faire la promo du super documentaire sur Arte ‘Covid-19, la course aux vaccins‘ qui raconte l’aventure humaine autour de la recherche d’un vaccin.

Comme les murs sont en papier (et les portes en rideau), j’ai pu écouter mes voisins entre deux somnolences hébété par ma nuit blanche. Le premier, un petit jeune qui se réveille après un coma éthylique, s’excuse d’avoir embêté le personnel juste pour ça, découvre qu’on lui a mis une couche, ne veut pas qu’un ami vienne le chercher (rapport à son honneur) mais fera quand même un snap… La deuxième, une petite mamie, qui s’est faite agresser et frapper, chez elle avec son mari, par deux personnes cagoulées (quel courage) qui lui ont pris ses bijoux, ses CB et son liquide qu’elle voulait donner à son petit fils étudiant. Un soignant lui a prêté son téléphone pour qu’elle puisse appeler son mari et prendre des nouvelles, c’était vraiment touchant.

Résultats négatifs, je vais pouvoir sortir avec une prescription d’antispasmodique et de paracétamol. Le médecin ne sait pas ce que ça peut être mais comme la perf’ a fait effet, il faut attendre pour voir si ça s’améliore tout seul. Je reste nimbé de mystère mystérieux quant à ce tragique accès de douleur.

Midi, je peux sortir, ma soignante m’indique un raccourci pour sortir plus vite. Vous me connaissez avec mon sens de l’orientation nul, je le prends dans le mauvais sens et ferai le tour entier de l’hôpital…

On est dimanche, il y a toujours un tiraillement à l’endroit de l’affreuse douleur d’hier mais c’est largement gérable. J’ai pu dormir sans souci et reprendre sereinement mes révisions. Si ça me reprend, j’écris direct à JL Azoulay pour qu’il mette se plus grands enquêteurs des mystères de l’amour sur l’affaire… d’autant qu’en ce moment, Les Musclés sont de retour et ils sont trop fort pour dénouer les énigmes.