Mon confinement est officiellement terminé

Pour faire vite et bien, et pour ceux qui ne le sauraient pas encore, j’ai très bien vécu mon confinement. Évidemment, je suis privilégié parce que j’ai un appartement de 2 pièces et plus ma cage à poules et un balcon; ce n’est pas une maison à la campagne avec un jardin, mais pas non plus mon ancien appart’ de 25m² d’une pièce où j’aurai du vaquer à mes occupations entre mon lit en mezzanine et le dessous de celui-ci.

Cette ‘expérience’ m’a permis, déjà, de répondre à la grande question que je m’étais lancée à la fin de la coloc’ en 2009: « Puis-je vivre seul? ». La réponse est « oui, mais avec la fibre et une chambre séparée du salon ».

Mais pourquoi il se termine seulement maintenant alors que j’ai repris le taf depuis le premier jour du déconfinement en mai. Et bé, peuchère, parce que j’avais mis en branle (mwarf) plusieurs activités que je n’avais pu terminer. J’ai trouvé de quoi m’occuper pendant ce confinement, à titre personnel parce que dans mon taf, nous n’étions pas super prêt pour le télétravail et quand on y était à peu près, on avait plus assez de matos…

Alors, je me suis initié à la MAO (musique assistée par ordinateur) et mine de rien, savoir que si on échoue, on peut recommencer le lendemain, ça aide beaucoup à ne pas avoir l’impression de perdre son temps. Et la MAO c’est un vaste monde: entre les logiciels selon son système d’exploitation, les instruments, les histoires de latence,… ça peut vite devenir tordu.

J’en ai aussi profité pour peaufiner un module de formation que j’avais créé en compilant plusieurs autres. Ça avait une tête de la créature de Frankenstein mais ça tenait la route. Maintenant, ça tient la route mais c’est joli comme tout: des logo en HD, une vraie pagination et mise en page. J’y ai passé plusieurs jours parce que modifier un PDF n’est pas chose aisée, et toi-même tu sais, jeune lecture avide d’aventures.

Enfin, histoire de m’occuper aussi de ma maison, j’avais entamé le lessivage de mes murs et autre nettoyage approfondi. Alors, ça, je l’avais gardé pour le plus tard possible parce que c’est chiant. Sauf qu’avant la fin, j’ai dû retourner au turbin et mettre tout ça en pause.

¸¸♬·¯·♩¸¸♪·¯·♫¸¸Puis le temps passât et la vie reprit sa route tel un papillon se libérant du filet d'un collectionneur un peu trop zél鸸♬·¯·♩¸¸♪·¯·♫¸¸

Treize jours ago, un collègue a été testé positif au COVID-19 donc, en tant que cas contact, je me suis retrouvé en quatorzaine. Bien sûr, le mien s’est avéré négatif (comme mes résultats de concours d’ailleurs… un espèce de constante karmique).

Et bien, zim bam boum, j’ai fini les grands travaux: j’ai retourné mon salon pour me faire un joli endroit ‘bureau avec vue sur le dehors’ pour le télétravail si un jour j’y ai le droit.

J’ai aussi acheté un lustre et fait l’électricien pour le monter après une dizaine seulement de tutos youtube et je viens de recevoir mes canisses en pétrole fausses feuilles en plastoc’ à poser sur mon balcon pour protéger, non pas ma vie des voisins parce que ça je m’en tamponne le coquillard – ils n’ont qu’à pas regarder – mais mes petites fleurs qui sont exposées plein soleil toute la journée et que j’oublie fréquemment d’arroser.

Ah, oui, je suis aussi en train d’apprendre ‘Qui a la droit’ de Patrick Bruel au piano parce que c’est notre chanson du moment au bureau.

J’ai donc, officiellement, terminé mes travaux commencés lors du confinement. Ce qui me permet de titrer ce billet et d’aller m’ouvrir une bière pour me féliciter du travail accompli.

Ouhlala, regarde, il a un blog !

Oui, OK, je mets pas grand chose ici mais j’ai tellement une vie trépidante que je n’ai pas le temps d’écrire, entre la drogue, l’alcool et les mecs faciles.

Aujourd’hui, j’ai découvert qu’un petit malin dans mon service balançait sous le manteau l’adresse de ce site. Attendez, il est super malin parce que cette adresse est ultra méga secrète, elle n’est présente que sur mon profil FB, Instagram, Twitter et Diaspora et tous mes amis, pour peu qu’ils m’aient gardé dans leurs flux RSS, connaissent ce lien.

D’ailleurs, je vous le répète, j’auto-héberge un lecteur de flux RSS, suffit de me demander pour vous ouvrir un accès et me griller direk quand je publie.

Il est d’autant plus secret que j’héberge aussi ici mes exercices pour les formations que j’anime, un wiki, mon cloud perso, un gestionnaire de podcast (pour nos futures collab’ avec la famille Troll), un webmail et mes différentes adresses mails perso… Et puis bon, c’est pas comme si j’étais un garçon qui gardait ses mystères pour lui, il est quand même rare que ma tribu ne soit pas au courant de mes tribulations quasiment en temps réel. M’enfin…

Ça m’a fait beaucoup rire intérieurement parce que je suis fier de comment ce petit est né, qu’il a continué à me suivre, que j’y consigne ce que j’ai envie sur le moment et qu’il me permet de garder une trace de mon passé – j’y retourne régulièrement pour lire mes mémoires. Ah! Et si je n’avais pas envie de le montrer, vous ne le trouveriez pas.

Dans tous les cas, continuez à venir, j’y raconterai peut être des histoires intéressantes sur ma pilosité pubienne (ou pas) et, bonus, ça me fera monter les stats ^_^

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Le SMS de rupture

Ce week-end, je me suis fait larguer d’amitié par SMS. Oui, par SMS en 2020. A la rigueur par Snap, Messenger, pourquoi pas, une lettre parce qu’on est des personnes âgées nées le millénaire dernier, non par SMS et pour ajouter la cerise sur le gâteau moisi de cette amitié, il a fallu que je demande. Tu m’étonnes que le monde parte en cacahuète, que le climat vrille et qu’Anne H n’ait pas réussi à éradiquer le coronavirus !

En fait, n’ayant pas trop de nouvelles de cette amie qui, sur un groupe WhatsApp, nous annonçait se retirer dudit groupe pour cause de fin d’amitié, j’ai, idiot que je suis, envoyé un message lui demandant si tout allait bien et lui faisant des bisous (les bisous c’est important, ça permet de lutter efficacement contre le trou dans la couche d’ozone). Sans nouvelles 3 jours après, et comme une adolescente n’en pouvant plus d’être sans nouvelles de son prétendant, je m’enquiers auprès de ma future ex-pote de « hein, que se passe-t-il ? why ce mioutism ? »

La réponse va te surprendre: « elle a mis fin à son amitié avec Rihanna (appelons là comme ça) et me souhaite tout le bonheur du monde. Cordialement ». Et là, j’ai ce gout dans la bouche – je suis une adolescente dans la fleur de l’âge – et une vague impression que je suis en train de me faire larguer mais même pas directement. Je demande donc de plus amples explications: « sommes nous encore amis ? la Terre est-elle plate ? » Des questions cruciales et brulantes d’actualité ! Et bien, je vous le donne en un parce que j’ai déjà spoilé la suite au précédent paragraphe: « J’ai pris une décision. Tu es plus proche de Rihanna que de moi donc par conséquent, notre amitié est finie, blablabla, bonne route, sois heureux ».

Mon sourcil se hausse et j’ai un peu de mal à comprendre: une très grosse décennie d’amitié stoppée nette sans explications, par SMS parce que je suis ami avec Rihanna. Non mais, faut vraiment être gonflé et être une sacrée raclure pour balancer ça. Tu fais des choix, OK. Les assumer c’est mieux non ? La meuf a pas loin de cinquante berges et est encore infoutue de s’adresser en face à quelqu’un ! On en parle, et si tu ne veux pas en débattre, libre à toi, mais vomis ta rancœur qu’on sache à quoi s’en tenir. Si ça peut aussi me permettre de m’améliorer si j’ai fait une connerie, autant que les autres, celles et ceux qui sont encore mes ami(e)s, en profitent.

Bon ben ça m’a vénère, vénère d’avoir été obligé de quémander pour savoir où en était notre amitié et vénère d’avoir pensé que ce serait quelqu’un sur ou pour qui je pourrais compter, et je l’ai éjectée de mes contacts comme elle le souhaitait (chose que je ne fais jamais puisque j’ai encore des numéros de gens avec qui j’étais en fac il y a 20 ans, numéros sûrement réattribués mais c’est pas grave) et ne lui ai rien souhaité: ni bien, ni mal. Ce n’est plus mon amie, je m’en carre le coquillard que sa vie soit belle ou moche. Et ne me souhaite pas une belle vie parce que tu n’aurais pas agi comme ça si tu en avais quelque chose à faire, hypocrite de mes deux noisettes.

A jamais! Enfin même pas, parce que notre boite est une petite boite et qu’on se recroisera sûrement. Il me siéra alors bien de ne plus te (re)connaitre.

Tronche de vieux dealer

Ce week-end, pour fêter une AG bien studieuse, je suis allé en boite.

Je dansais au son d’un Stéphanie de Monaco quand un con de jeune m’a adressé la parole:

_ Excusez-moi Monsieur, vous n’auriez pas de la drogue ?

_ Hein ??? Mais pourquoi tu me demandes ça ?

_ Ben, vous avez l’air … … expérimenté.

_ Bon, ben je vais me permettre de te dire ‘File sale jeune’ et je suis retourné à ma danse frénétique

Jusque là, mes 40 ans, je les vivais plutôt pas mal. Heureusement que mon filleul n’a pas 18 ans cette année, sinon je m’inscrivais direct en maison de retraite.

Dix neuf degrés

Driiiiiing

_ Bonjour c’est le chauffagiste !

_ Bonjour monsieur

_ Quel est votre problème ?

_ Mes radiateurs ne sont chauds que d’un côté

_ Ah , je vais les purger alors

_ Mais ça va résoudre mon problème ?

_ Non, pas sûr. De toute façon, tant que la température ne descend pas en dessous de 19°, il n’est pas utile de nous demander d’intervenir.

_ Pourtant ce n’est pas normal que tous mes radiateurs ne chauffent que par moitié

_ Tant que la température ne descend pas en dessous de 19°, il n’y a pas de problème.

_ Ah bon

Bon ben, je pense que dans la grille de résolution des problèmes, le chauffagiste de mon bailleur a en haut: il faut plus de 19°, si oui, sortir vite de là.

Ça ne m’enlèvera pas de la tête que même si ça chauffe, ce n’est pas optimal puisque une moitié de radiateur froide, ce n’est pas normal. A moins que le chauffage soit une science vaudou et qu’un demi radiateur chaud soit complètement normal en fonction de la quadrature de Mars en Vénus…

Woualala, tu deviens quoi dis moi ? [previously on]

Il faut avouer, qu’au bout de 43 ans sans billet (les quiches ça compte pas, faut quand même pas déconner), y’a sûrement des trucs par-ci, par-là à raconter ?

Bah en fait, non. Je suis devenu un adulte pépère qui se fait de la soupe maison le dimanche soir et ne sort plus en semaine parce qu’il y a école demain. Toujours le même boulot peu ou prou, les mêmes ami(e)s peu ou prou, la même absence d’amoureux et le même gout pour la musique approximative.

 

Y’a quand même quelques ajustements. Commençons par ce qu’on a sous le nez: ma blogroll.

Avec Diana et Tristoune, on a tué WC, un endroit pour lire ; nous devrions aller manger un kebab d’enterrement dans pas longtemps pour honorer sa mémoire.

En parlant de Diana, elle a failli y passer, la faute à un truc qu’elle appelle les mici (bémol ou dièse, j’en sais rien); la connaissant, elle créera deux ou trois blogs ou podcast pour vous raconter ça avec son Trollou d’♥, il faudra suivre les changements sur la droite au cas où =>.

Ma médecinette que j’adorais a abdiqué face à l’adversité et abandonné le libéral; elle était pourtant super à l’écoute et tellement surpuissante. J’espère qu’elle est plus sereine maintenant et que cette vie lui convient.

Plumpy Cool, à force de se promener dans les champs s’est perdue au détour d’une meule de foin, on ne l’a plus jamais revue. S’est-elle acoquinée avec un petit renard sympa ? Personne ne le saura jamais.

 

Sur ce, je vous laisse, je me suis promis de récurer ma baignoire ce soir. Parce que maintenant, je suis une vraie bourgeoise d’Île de France: j’ai une baignoire !