Canikioule

_ Chef ! Chef ! Demain je viens travailler tout nu! Je perds en productivité quand j’ai trop chaud.
_ À mon avis, vous allez vous faire arrêter avant d’arriver au bureau.
_ 13 minutes à pieds de trajet chef , j’ai largement le temps d’arriver avant que les autorités me rattrapent !
_ [ mine dépitée ]
_ Bonne soirée, à demain !

Mes vacances au bout du monde

Nous sommes partis avec ma couille, la somptueuse Diana Cagothe pour un road trip initiatique en direction de la maison familiale en Ariège. Bon, c’était surtout pour descendre Nadine, sa merveilleuse R5 pour qu’elle y prenne sa retraite mais l’occasion était trop bonne pour la louper… Comme je ne sais pas du tout si j’aurais beaucoup de réseau et/ou la possibilité de poster régulièrement, ben je vais commencer un billet que j’agrémenterai au fil du temps si j’en ai l’envie et la 3G.

— #RoadTrip:

RDV à midi chez moi, nous mangerons puis nous partirons parce que quand même c’est mieux de faire le trajet le ventre bien plein. Je passerai sur la shame du japonais (et des resto en général à Diana).

Nous avons commencé à dérouler du kilomètre vers 14h30 direction Orléans, parce qu’avec une R5, c’est toujours mieux de prévoir des petites étapes.

True Survivor sur l'Ipad du McNous y arrivons tranquillou pépère vers 17h et nous décidâmes de nous poser le temps de manger une glace dans un McDuck. Et nous y découvrons un tout autre monde: des tablettes en libre service, des super caisses high tech avec un super écran qui te dit en temps réel ce que tu es en train de commander et des terminaux CB NFC.

 Ce moment était trop magique pour continuer: Nadine n’a plus voulu repartir. Rien, pas l’envie, plus de motivation, rébellion contre son starter, elle nous a fait le coup pendant une petite dizaine de minutes et on a sacrément eu les chocottes que nos vacances se finissent dans un HLM de Boulogne… Ce n’est qu’en lui faisant peur en lui disant que M. Troll viendrait nous rechercher et qu’on la laisserait comme une pauvresse sur le parking qu’elle a bien voulu repartir.

La route, la route, de la superbe musique grâce à la magie des smartphone, de la musique dans le cloud et des enceintes bluetooth (Nadine est radio-less à ce moment là de l’histoire) et quelques questions existentielles du genre « tu crois que Diam’s écoute Michel Sardou chanter Musulmanes », débat commencé et terminé par moi-même avec un « il a quand même une belle voix ». Nous avons trouvé un champs un peu caché où faire du camping sauvage parce qu’on est des fous et qu’on a pas encore trop d’arthrose.

Debout avec le chant des putains d’oiseaux, je m’extasie sur le fait qu’on a dormi à côté d’orchidées, extase rapidement éteinte par la déconcertante non-facilité à replier ma tente Quechua XL Air DeLuxe et à la notice trop complexe pour une quiche de la tente. Diana sangle la tente et la jette comme une merde dans son coffre me promettant qu’on aura le fin mot de cette histoire dans notre villégiature.

Le repas du midi fut encore un échec assez cuisant. Nous nous sommes assis dans une pizzeria. La serveuse nous a demandé ce que nous voulions manger ‘des travers de porc, une cuisse de pintade ou un croque monsieur’. Pas de carte, pas de pizza… Les seules pâtes que nous avons mangées étaient celles qui accompagnaient nos plats. Comme nous avons l’habitude, nous avons filé jusqu’à la maison en luttant contre l’envie de siester jusqu’à la mort.

Ouvrons les fenêtres:

IMG_0497 Oh ! La voisin a des poules, c’est chouette !

Clic-clac, nous ouvrons la maison et ses volets pour faire entrer un peu de chaleur puis nous nous sommes posés quelques heures pour pouvoir médire tranquillement sur à peu près le monde entier. Ben oui, on est à la campagne, normalement, c’est là qu’on médit non ?

— Je profite d’une sieste de Diana C

Comment tu fais ?

Trop facile le coup du miroir

 

La question de la semaine par un collègue (hétéro) face à une collègue un peu mignonne:

 

S’adressant à moi: Tu fais comment pour ne rien ressentir quand tu as une si jolie fille devant toi ?

Ma réponse: Je fais la même chose que toi quand tu te retrouves en face d’un mec super beau gosse comme moi.

Raté

    Aujourd’hui, j’ai voulu faire mon grand. Un idée, un peu timbrée, un truc de fou: je voulais acheter des fruits sur le marché.

Ça tombe bien, à Boulogne, il y en a plein et même du ouvert longtemps et donc compatible avec un réveil à 12h du matin. Je cite le site de ma ville:

360 m², 22 commerçants, 86 % de commerces alimentaires.
Ouvert 1er et 3e samedis du mois de 8h30 à 16h.

J’enfile mes tongs vers 13h pour aller rencontrer ma destinée. Après avoir cherché cet ÉNORME marché, je suis tombé sur 3 stands dont un quasiment fermé et les deux autres en bonne voie. Ils sont où mes vingt deux étals de fruits qui me font du gringue pour que je les achète ?

Résultat des courses: j’ai fait mes emplettes au Carrouf’ la mort dans l’âme. C’est pas encore aujourd’hui que j’aurai aidé le petit commerce…

Je sais, un marché en début d’après midi, le premier week-end d’aout, j’ai peut être été un peu optimiste. Pas grave, je retenterai plus tard parce que j’ai la foi

Et ta vie de tapette dans tout ça ?

renardA part chasser la licorne dans les rues de Paris, rien.

J’ai toujours un peu les chocottes d’aller en boite donc je choppe plus de canivasses de 7h du matin ( est-ce un mal ?), je bosse, je joue à Starcraft et je dors parce que je suis tout le temps fatigué.

Je vais me raser tiens, pour améliorer mon quotidien.

Ah si ! Mes neveux et nièce sont ultra fans de Pit et Rik, au grand damne de ma sœurette. C’est LE cadeau à offrir tendance 2014 ! Merci qui pour ce super cadeau ? Merci moi !

Tu veux pas non plus choisir ma vie aussi ?

Il y a quelques jours ago c’était mon anniversaire. Et comme tout bon anniversaire, il fût fêté dignement et arrosé copieusement. Puis vint l’heure des cadeaux. Du plus simple et funky: la poêle cœur au nouveau jouet tendance: le Fitbit Flex.

C’est sur lui que je vais m’appesantir là maintenant et c’est aussi grâce à lui que je sors de mon mutisme bloguesque.

Posons les bases: je suis un geek amoureux des nouveaux joujous et en même temps, j’ai commencé depuis plus d’un an à rapatrier mes données personnelles dans mon salon: si vous me suivez sur Facebook, il n’y a guère une semaine sans que je vous tanne avec le respect de la vie privée et j’ai même commencé quelques billets ici même.

Donc, mes amis m’ont offert un Fitbit Flex et j’ai quand même décidé de jouer le jeu, parce que je suis un petit gars gentil et poli et aussi pour le fun. Nous somme vendredi soir et de suite, je le glisse à mon poignet. Arrivé chez moi, je le met en charge, le remet plus tard à mon poignet puis je le passe en mode ‘sommeil’ – pour qu’il puisse enregistrer mon dodo.

Réveil samedi matin: comme ça fait environ vingt ans que je ne porte plus de montre au poignet, ce bracelet se rappelle vite à mon souvenir. Je crée mon compte en ligne – impossible de faire sans, ni de synchro avec un éventuel nuage personnel – puis synchronise les données pour constater que j’ai bien dormi. J’ai quand même la sensation – assez désagréable – d’être un bagnard avec son bracelet électronique.

Samedi puis dimanche se passent. Le bracelet me rappelle que je n’ai rien fait du week-end, que je suis une faigniasse et que je dors à mort. J’ai mes deux premiers amis sur le site de Fitbit.

Lundi, j’exhibe mon joli bracelet à mes collègues pour flamber et montrer mon arrivée dans le troisième millénaire. J’aurai même mon premier smiley qui rit parce que j’ai marché au moins cinq mille pas. Je  décide que Fitbit peut toujours aller se faire voir avec ses smileys puisque je n’ai jamais aimé le sport et que ce n’est pas eux qui me feront changer d’avis, que plus il me colleront des gugusses colorés et des récompenses, moins j’aurai envie d’en faire.

Mardi soir: impossible à dormir, comme je dors sur le ventre avec les bras repliés ( mode momie retournée ), le bracelet est inconfortable, me rentre dans la joue ( un bras pour soutenir la tête, un bras pour le torse ) et me rappelle un peu trop à sa présence. Soudain, un idée me traverse l’esprit: ‘mince, je vais avoir des sales stats de sommeil’. Et là mon sang se fige et je retire mon bracelet.

Non mais oh ! je peux encore marcher autant et quand je veux, dormir et mal dormir si j’en ai envie, et avoir cinq heures ou zéro d’activité intense journalière. Est-ce que je veux offrir à une obscure société américaine tous mes déplacements quotidiens, mes calories brulées, mes repas, mes sommeils, mon taux de glucose ? Est-ce que je veux aussi les partager avec mes amis ? Et me faire rappeler à l’ordre si je ne rentre pas correctement dans les cases ?
Puis j’ai commencé à lire les termes et conditions d’utilisation – enfonçons des portes ouvertes et un peu le clou –  et je vais maintenant littéralement crucifier ce bracelet à mon mur comme un rappel d’un futur dont je ne veux pas.
Morceau choisis:  » Fitbit peut modifier ou interrompre, de manière provisoire ou définitive, toute fonctionnalité ou composant des Services Fitbit, à tout moment et sans notification préalable. » Donc rien ne me garantit une utilisation de quelques années ni pour mon bracelet (trop vieux, plus compatible avec notre site), ni pour mes données (tu n’es pas assez actif ou trop gros, casse toi)
Et le clou du spectacle:  » vous concédez par les présentes à Fitbit une licence perpétuelle, irrévocable, non exclusive, mondiale et non soumise à redevance l’autorisant à concéder des sous-licences de ces droits à des tiers, à reproduire, distribuer, transmettre, représenter publiquement, diffuser publiquement, représenter numériquement, modifier, créer des travaux dérivés de, et à utiliser de quelque manière que ce soit et à exploiter commercialement tout texte, photographie ou autre donnée et information que vous publiez sur les Services Fitbit » Je -nous-  n’ai -n’avons-  déjà plus beaucoup de vie privée, je ne vais pas non plus me transformer en produit statistique, je le suis déjà assez avec d’autres produits.

Désolé les amis, malgré tout l’amour que je vous porte, ce sera sans moi là, ma limite en terme de geekerie a été atteinte.

Je l’ai fait ! #incroyabletalent

Mickey Lesbordes – Les marchands de la santé

fitnessVoyant mon poids augmenter comme la nuit, j’ai du me résoudre à m’inscrire à une salle de sport. Bon, ce n’est pas venu de mon propre chef mais d’un concours de circonstances.

Je me lève un matin (et je me bouscule, je ne me réveille pas…), passe sur la balance, constate avec horreur que j’approche du quintal. Je me dis qu’il va falloir y remédier un jour et que pourquoi pas demain (ou après demain ou un autre jour).
Arrivé au bureau, une toute nouvelle fille super gentille qui me rappelle SatanaS avec un accent du sud nous dit qu’elle a un super prix pour la salle de sport qui est à cinq minutes à pieds du bureau. Salle où il y a des machines de torture fitness et des cours pour transformer ton corps en Gym Queen.

Il ne faut pas grand chose pour que j’y voies un signe du destin: pas cher, pas loin (je rappelle que je bosse à dix minutes à pieds de chez moi), je suis vieux et je dois faire attention à mon pauvre petit corps. Je me dis que je vais m’inscrire et SatanaS du sud me fait visiter la salle. C’était il y a un mois.

Oui, il me faut au moins un mois pour tout mettre en place après. Parce que je suis lent par nature et de surcroit pas pressé pour un sou.

Premier échec: une fermeture surprise du médecin qui fera que je n’ai pas eu mon certificat médical dès la première semaine (elle a une vie et a bien raison). Pas grave, j’y suis retourné quelques jours plus tard et je repars avec mon certificat après des tests prouvant que mon corps peut souffrir sans exploser.

Deuxième semaine: je suis allé acheter mes chaussures (en plus de mes nouvelles chaussures couleur 1ères règles du matin – AOC de notre future collaboration avec SatanaS).

Troisième semaine: j’ai shoppé chez Go Sport (Decathlon n’existe pas dans mon centre commercial de bourges) mon haut et mon short de sport.

Un mois plus tard, j’ai fait mon chèque et j’ai le précieux sésame mais je suis éreinté par tant d’épreuves alors je rentre fissa chez moi. Non, en fait, ma timidité mal placée m’a fait abdiquer parce que j’avais un peu les chocottes de parler aux gens pour leur demander comment ça marche.

Une semaine plus tard: Jeannie Longo ! Ce soir, avec SudanaS, nous sommes allés au sport. Au SPORT !
Il m’a fallu cinq minutes pour comprendre le fonctionnement des vestiaires, cinq autres pour enfiler ma tenue de lumière et zou ! Le petit prof gentil m’a brieffé vite fait et j’ai fait mes quarante premières minutes de Vélib’ à côté de ma collègue qui gesticulait dans tous les sens sur une machine chelou.

C’était bien sympathique et je dois y retourner jeudi soir parce que le prof sera libre pour me faire un cours de ‘quelle machine utiliser si je veux faire travailler mon triceps droit ?’. Ma machine à laver tourne, mes fringues seront prêtes pour jeudi … Un geek musicien qui fait du sport, totalement woh ménopause quoi…