C’est la merde totale. L’humanité est en passe de vivre ses dernières heures suite à la raréfaction de l’eau à la surface de la planète. Sur fond de rationnement, une équipe est envoyée sur la Lune pour aller chercher un échantillon mystérieux. Echantillon de quoi ? mystère mystérieux aussi. L’héroïne (Donna Bae - Sun dans Sense8) accepte cette mission mais on se doute bien qu’elle a d’autres motivations que de sauver le genre humain (savoir ce qu’il est arrivé à sa petite soeur qui faisait partie de la mission lunaire originale).
Bon, ça se regarde mais pour moi, ce n’est pas la série du siècle. Il y a tellement d’incohérences scientifiques (le son dans l’espace, on en parle?), le vaisseau spatial a l’air d’un truc en carton sans aucun réalisme, du suspens nul où il n’y a pas besoin (“oh mon dieu, on va manquer d’oxygène ! Ouf, nous arrivâmes pile poil quand il fallait dans la station spatiale quand nos réserves sont à 0% 🤨”), des méchants qui tirent les ficelles dans l’ombre, ça sort un peu trop les grosses ficelles déjà vues mille fois; c’est vraiment dommage. Ajoutons quelques longueurs au milieu et la fin, ouvrant sur une éventuelle saison deux me fait penser à celle de feu Flash Forward, un concentré n’imp’ au cas où.
Mais, il y a quand même du bon: un mec torse nu bien gaulé - Yoo Hee Je avec sa tête de premier de la classe (gros manque dans cette série, de gens à moitié à poil) et une histoire qui tient à peu près la route. Ça se regarde du bout des yeux le dimanche après midi. Bref, ça ne m’a pas retourné la culotte. J’aurai aimé un peu plus de profondeur sur les inégalités avec l’eau, le climat social et politique ainsi que sur les méchants qui ont l’air d’avoir quand même d’autres motivations que d’être justes méchants. Bon point: c’est une série coréenne donc nous n’aurons pas les habituels poncifs américanocentrés, comme quoi, c’est possible de décrire le monde sans caser une Maison Blanche et un président des US sauveur du monde.
Allez, je te donne un 3/5 parce que je suis un mec sympa.
Une heure du matin samedi, je me réveille avec une vieille douleur entre les côtes et la zone où mes abdos sont absents.
Un truc nul qui tire et qui m’empêche de me rendormir.
Une heure plus tard, toujours mal, j’avale un citrate de bétaïne parce que c’est peut être ma digestion qui fait des siennes et je cherche toujours désespérément une position où je ne souffrirai pas mes grand morts. Bon, ben, demain, assis, en marchant, en m’étirant, sur le trône, sur le côté, rien n’y fait, la douleur ne bouge ni ne se calme.
Je suis un mec patient, je me dis que ça partira le temps de regarder quelques épisodes de Game Of Thrones (je m’y suis enfin mis) ou de jouer à Team Fight Tactics.
A huit heures du matin toujours accompagné de cette douleur nulle (j’ai dit que j’étais patient), je me décide à aller aux urgences parce que mon médecin ne reçoit pas le samedi. Je me douche, parce que ce n’est pas parce que je souffre que je dois offrir une vision d’horreur au personnel soignant déjà bien éreinté psychologiquement; je prépare mon sac de voyage parce que si mon cas n’est pas urgent (ou si les lits sont déjà pris), je vais y passer des heures: liseuse, fiches de révisions pour mon oral et tout le toutim. Je prends le tramway pour aller à l’hôpital voisin.
Je patiente une bonne vingtaine de minutes pour me rendre compte que le guichet était vide et n’attendait que moi… On est samedi matin, à huit heures à Nanterre, çà ne se bouscule pas au portillon. Je pensais que le monsieur à côté de moi attendait que ça se libère (il y a une porte coulissante pour la confidentialité et on ne voit pas si il y a déjà quelqu’un dedans). Sauf qu’en lui posant la question, il me répond qu’il n’attend pas… j’ai déjà dit que j’étais un mec patient ?
Un médicament et un dossier d’accueil plus tard (ayant évalué ma douleur à aïe/10 parce que ça, j’ai jamais su faire au grand damn de mes précédents médecins), me voici sur un lit avec une perfusion de paracétamol, un ECG, une prise de sang et analyse d’urine. Quelques minutes après, la perf’, rudement efficace, de paracétamol me permet déjà de rester allongé sans avoir trop mal et de pouvoir donner des nouvelles à mes proches: on ne sait jamais, si je venais à mourir d’une grave maladie comme une chlamydia, qu’ils sachent où leur pote de mauvaise vie se trouve…
Evidemment, comme toujours, le personnel soignant est charmant et bienveillant. Les locaux sont vétustes, on sent bien que c’est pas là où va la thune, j’espère que les endroits de repos pour le perso sont en meilleur état vu comment ils sont maltraités par cette pandémie. J’ai eu les habituelles discussions sur le vaccin, de qui est pour, de qui est contre ou le fait que tout à chacun avait droit à ses opinions. J’en ai profité pour faire la promo du super documentaire sur Arte ’ Covid-19, la course aux vaccins’ qui raconte l’aventure humaine autour de la recherche d’un vaccin.
Comme les murs sont en papier (et les portes en rideau), j’ai pu écouter mes voisins entre deux somnolences hébété par ma nuit blanche. Le premier, un petit jeune qui se réveille après un coma éthylique, s’excuse d’avoir embêté le personnel juste pour ça, découvre qu’on lui a mis une couche, ne veut pas qu’un ami vienne le chercher (rapport à son honneur) mais fera quand même un snap… La deuxième, une petite mamie, qui s’est faite agresser et frapper, chez elle avec son mari, par deux personnes cagoulées (quel courage) qui lui ont pris ses bijoux, ses CB et son liquide qu’elle voulait donner à son petit fils étudiant. Un soignant lui a prêté son téléphone pour qu’elle puisse appeler son mari et prendre des nouvelles, c’était vraiment touchant.
Résultats négatifs, je vais pouvoir sortir avec une prescription d’antispasmodique et de paracétamol. Le médecin ne sait pas ce que ça peut être mais comme la perf’ a fait effet, il faut attendre pour voir si ça s’améliore tout seul. Je reste nimbé de mystère mystérieux quant à ce tragique accès de douleur.
Midi, je peux sortir, ma soignante m’indique un raccourci pour sortir plus vite. Vous me connaissez avec mon sens de l’orientation nul, je le prends dans le mauvais sens et ferai le tour entier de l’hôpital…
On est dimanche, il y a toujours un tiraillement à l’endroit de l’affreuse douleur d’hier mais c’est largement gérable. J’ai pu dormir sans souci et reprendre sereinement mes révisions. Si ça me reprend, j’écris direct à JL Azoulay pour qu’il mette se plus grands enquêteurs des mystères de l’amour sur l’affaire… d’autant qu’en ce moment, Les Musclés sont de retour et ils sont trop fort pour dénouer les énigmes.
Le fameux roman paru en 1813 de Jane Austen, écrivaine anglaise. J’avoue que c’est un peu à contrecoeur que j’ai commencé ce bouquin, juste parce que j’avais lu qu’un juge anglais avait condamné un jeune à le lire (entre autres) pour qu’il puisse se faire une culture et s’ouvrir sur le monde qui l’entoure. Les histoires de cape et de bourgeoisie, quand ce n’est pas Zola, je suis méfiant.
Et là, raté, j’ai adoré ce bouquin. Du début à la fin. Ça se lit vite et bien (à peine quatre cents pages en poche), il y a de l’intrigue, de l’orgueil et plein de préjugés, au moins, l’auteure n’a pas menti avec son titre.
Alors on y raconte quoi ? Et bien, l’histoire de Mes Bennet qui cherche absolulu à marier ses cinq filles parce qu’il y a une foirade au niveau de l’héritage et à la mort de son mari, ses filles et elle risquent de se retrouver sans maison. Le personnage du père, très flegmatique face à sa femme pas mal hystéro-concierge, est aussi très bien amené, il lit ses livres pépouze, et ne souhaite que le bonheur de ses filles. Et donc au milieu gambadent gaiement les filles; nous suivrons surtout les aventures des deux aînées: Jane - belle et douce - et Elisabeth - au caractère très trempé. Lors d’un bal organisé par leur nouveau voisin beau gosse, M. Bingley, dont Jane tombera follement amoureuse, nous faisons la connaissance de M. Darcy, le meilleur ami du voisin, contre lequel Elisabeth va, de suite nourrir un fort ressentiment - c’est là que les préjugés entrent en scène. Entre les jalousies des soeurs de Bingley, Darcy qui s’y prend comme un manchot pour draguer (on dirait moi tiens), le meilleur ennemi de Darcy qui arrive au milieu de tout ça pour draguer sa meuf et les jeunes soeurs écervelées qui veulent se maquer avec tous les mecs un peu mignons en uniforme qui se trouvent sur leur passage (oui, moi aussi, on se calme, la foule en délire), ça va de péripétie en péripétie.
Tout est bien amené, bien sûr, on se doute déjà de la fin mais ce n’est pas le plus important. Le cheminement de soi pour passer outre les préjugés sur les autres, les obligations morales ou sociales dont on décidera (ou pas) de passer outre; toutes ces valeurs en font un roman vraiment intéressant à lire. Et puis, c’est vraiment rythmé. En tout cas, pour ma part, j’étais au taquet en suivant Elisabeth et j’avais aussi envie de mettre une bonne taloche à ce pignouf de Darcy, en tout cas, au début.
Dans la foulée, j’ai aussi regardé la mini-série de 1995 faite par la BBC avec Colin - wet shirt - Firth en M. Darcy (oh, le même acteur qui aura joué Marc Darcy dans Le Journal de Bridget Jones, inspiré du livre; le monde est bien fait quand même). C’est une adaptation très fidèle au roman (merci) et ça pourra largement convenir à qui n’aimerait pas la littérature mais préfèrerait la TV. Les acteurs sont bien choisis et Colin incarne le parfait bourgeois, riche, mignon et chevaleresque.
Je vous conseille, soit l’un, soit l’autre, voire les deux pour les plus aventureux.
La journée avait pourtant bien commencé: pas trop mal dormi, levé sans trop de difficultés et matinée comme il faut au taf. En fin de journée, je suis rentré sans anicroches à la maison, enchainé avec un peu d’associatif et mon footing du lundi.
Un épisode de la saison de ‘Spécial’ sur Netflix pour laisser le temps à mon corps d’arrêter de transpirer comme les chutes du Niagara. Douche puis appel à ma soeur pour s’assurer de la véracité des propos de mon filleul (c’est filou un ado), et à ma maman pour prendre les nouvelles hebdomadaires.
Miam, petite commande internet, résa de notre resto de mercredi avec SatanaS et je me cale devant ‘Parasites’ sur France 3, qui débute comme il faut et me donne envie de ne pas zapper. J’en profite pour commencer à chercher une boite sympa qui voudra bien de moi à la réouverture officielle de la danse du vendredi soir (j’ai mon passe sanitaire, je peux aller guincher comme un diable sur de la musique disco).
Sauf qu’à vingt deux heures (oui vingt deux heures), l’envie de dormir se fait sentir. Qu’à cela ne tienne, je vais suivre les signaux de mon vieux corps et lance l’enregistrement de la fin de mon film. Je verrai la suite demain, merci Plex, ma Shield et mon tuner TNT. Brossons nous les dents et allons gaiement se coucher.
Bon ben, là, maintenant, il est une putain d’heure et demie du matin et je n’ai toujours pas trouvé le sommeil. Mon cerveau ayant trouvé très drôle de penser à ma journée de demain par anticipation (qui n’a rien d’extraordinaire: du taf et un peu d’asso aussi) avec la conséquence fâcheuse que nous connaissons maintenant.
Bref, c’est trop super !
Bon ben j’y retourne, pas au sommeil parce qu’il n’a pas l’air d’avoir envie de revenir, à autre chose mais j’ai pas encore trouvé quoi.